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Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer - PV Zooey [Fini]



 

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Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer - PV Zooey [Fini]

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— PSEUDOs : Aaron
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— ÂGE DU PERSO : 17 ans
— AMOUREUSEMENT : Célibataire
— PATRONUS : Un Ours

MessageSujet: Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer - PV Zooey [Fini] Mer 11 Juin - 17:04

21h17. Pfffff. Il fallait encore attendre deux heures avant de pouvoir aller se coucher paisiblement. Aaron s'étira avec lenteur et s'avachit un peu plus dans son douillet fauteuil de cuir. Des élèves allaient et venaient autour de lui, occupant leur fin de soirée comme ils pouvaient, souvent en groupe. Son attention se porta brièvement sur une bande de premières années - à moins qu'ils ne soient en seconde ? - affairés à préparer des colles pour un devoir de métamorphose. Le vert et argent eut un sourire en coin, pensant à ce que McGonnagal leur ferait si elle les prenait. Elle faisait partie des profs avec qui il avait compris dès le premier cours que toute tentative de triche était inutile, et il ne regrettait pas les efforts qu'il avait du fournir dans la matière, la métamorphose étant, après tout, un art utile.
21h33. La salle se vidait peu à peu. Mais il restait une heure et demie. Aaron se leva et décida d'aller faire une partie d'échecs sorciers avec une jolie demoiselle qui traînait par là. Défi stupide.
21h33. 21h33 ? Noooon. Il avait eu le temps de faire trois parties et de draguer abondamment la jeune fille, la saloperie d'horloge ne marchait plus, c'est tout. Bon, il allait falloir faire au feeling. Pas comme si les Poufsouffles étaient ponctuels. Ou étaient courageux. Ou bravaient les règles.

Le couloir était désert. En même temps, Aaron n'avait jamais vu personne se balader comme ça, l'air de rien, à 23 heures dans les couloirs. A part les fantômes, qui, la plupart du temps, ne faisaient pas gaffe. Bon, il y avait eu cette fois où Nick-Quasi-Sans-Tête l'avait poursuivi, lui criant qu'il n'avait aucun droit d'être là à cette heure, et celle aussi où il était tombé nez-à-nez avec Peeves. Certes.  Toujours était il qu'il n'y avait personne. Pas un chat. Et ça, c'était cool. Le vert et argent montait les marches lentement, l’œil aux aguets, se demandant si, oui ou non, la Poufsouffle allait venir. S'il se fiait à sa logique, elle ne viendrait pas. Cette fille n'avait que de la gueule, et si elle lui avait répondu avec hargne la dernière fois qu'ils s'étaient parlés, estimant qu'elle avait tout à fait le droit de se balader vers les Serpentards parce que c'était la sœur d'Oprah et que de toutes façons elle faisait ce qu'elle voulait et qu'elle n'avait pas besoin d'un gorille comme lui pour lui dire ce qu'elle devrait faire ou non, il était probable que cela ne soit que de la gueule justement. Il était toujours bien plus facile de dire les choses que de les faire. Et puis bon, elle était à Poufsouffle quoi, Poufsouffle ! A Gryffondor, il se serait peut-être méfié, mais les Poufsouffles n'étaient pas réputés pour leur courage en général.

Mais bon, le jeune gallois n'avait pas apprécié de s'être fait rembarrer par une fille de son genre, et il n'avait pas l'intention de lâcher l'affaire. Aaron avait longtemps hésité à la provoquer en duel, comme ça, juste pour pouvoir l'écraser d'un coup et lui faire refermer son claquet. Et pour se défouler un peu aussi. Seulement, un séjour à l'infirmerie le cramerait aussitôt comme responsable de ces dommages, et il devrait en répondre devant Rogue. Un simple rendez-vous semblait plus simple, à ce stade. Histoire de lui foutre la frousse, si jamais elle avait un peu de courage. C'est ainsi qu'il lui avait envoyé une lettre deux jours plus tôt, continuant à l'ignorer froidement dans les couloirs ou en salle de cours.

Aaron arriva enfin au quatrième étage, et alla se placer juste devant la statue de la sorcière borgne. Il devait être presque 23 heures, d'après ses estimations. A moins qu'il ne soit en retard ? Non, peu probable. Il l’espérait, du moins. « Zooey, si tu n'es pas venue dans, disons 15 minutes, je fous le camp. Pas que ça à faire que d'attendre la saint glinglin moi », marmonna-t-il grognon. Et elle avait intérêt à ne pas venir : ça vaudrait mieux pour elle.


Dernière édition par Aaron A. Lannon le Lun 30 Juin - 8:06, édité 1 fois
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— PROFESSION : Etudiante en septième année à Poudlard
— ÂGE DU PERSO : Dix-sept printemps
— AMOUREUSEMENT : Libre comme l'air.
— SON CAMP : Zooey semble naïve, mais elle a un avis très posé sur la question; elle ne désire que la tranquillité afin de pouvoir poursuivre ses études dans les meilleurs conditions et de pouvoir profiter de sa famille paisiblement.
— TYPE DE BAGUETTE : 27,5 cm, en bois de saule, la baguette de Zooey est d'une souplesse très agréable. Elle contient un crin de licorne qui la rend parfaite pour les sortilèges de défense.
— MAISON : Poufsouffle, maison de la loyauté, ayant pour emblème le blaireau.
— STATUT DE SANG : Zooey est issue de l'union d'une moldue et d'un sorcier.
— PATRONUS : Le patronus de Zooey ressemble étrangement à un ragondin.
— AMORTENTIA : L'odeur du feu qui brûle dans l'âtre, le parfum du chocolat chaud fraîchement servit dont seul son père à la recette mélangé à celui de l'herbe fraîchement coupée.
— MIROIR DU RISÉD : Sur la surface plane du miroir, Zooey a un large sourire. Elle est entourée de son père et de sa soeur, qui lui renvoient tout deux son sourire réjouit. Il n'y a rien de particulier dans cette image; juste une famille apaisée et contente d'être ensemble. Chose que Zooey semble convoiter plus que tout au monde.

MessageSujet: Re: Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer - PV Zooey [Fini] Mer 11 Juin - 22:32

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Aaron & Zooey




∞ Le courageux à du courage et le brave aime à le montrer
L’air renfrogné, je faisais face au haut miroir qui se trouvait dans le dortoir réservé aux filles les plus âgées de Poufsouffle. Il n’était pas dans mes habitudes d’afficher un tel air devant mon miroir, je vous rassure, cependant au vu des circonstances je pouvais difficilement afficher une mine réjouie ou plus détendue ; en effet, depuis quelques semaines maintenant je me trouvais être en conflit avec un jeune homme de Serpentard, plus souvent connu sous le prénom d’Aaron, et ce conflit allait très certainement prendre un nouveau tournant ce soir. Quel genre de tournant ? Je n’en savais encore rien, mais je n’allais pas me dégonfler. Je n’allais pas lui donner raison de par mon absence ! Je ne le connaissais pas depuis bien longtemps cependant j’étais persuadée qu’il verrait mon absence comme une victoire. Il avait – à mon goût – une trop grande gueule pour son bien et je me devais de lui apprendre à se la fermer de temps en temps, cela ne lui ferait pas de mal. Et si j’étais la première à le remettre à sa place, ce ne serait qu’un point bonus pour moi dans toute cette histoire. Je n’étais pas du genre violente, vraiment pas, mais il méritait bien quelques baffes.
Mais comment avait bien pu commencer cette histoire ? Eh bien, c’était très simple.  Un soir, il y avait quelques semaines que cela, je m’étais rendue du côté de la Salle Commune des Serpentard dans l’espoir de pouvoir voir Oprah. Sauf que ce n’était sur elle que j’étais tombée, mais un blondinet à l’égo surdimensionné. Oui, je parlais bien d’Aaron. Il m’avait tout de suite prise de haut et m’avait lancée un regard dédaigneux. Comme vous pouvez vous en douter, je n’avais pas du tout apprécié son comportement. S’en était alors suivit une joute verbale assez puérile durant laquelle je pensais me souvenir lui avoir dit qu’il n’était pas vraiment mieux qu’un gorille. Je n’étais pas spécialement fière de mon insulte que j’avais pourtant voulue blessante, néanmoins cela semblait l’avoir mis en rogne. J’avais donc compté cela comme une victoire en soi. Il m’avait énervée, je l’avais énervé. Nous étions donc quittes. Je ne pensais pas entendre de ses nouvelles suite à cet incident, très honnêtement ; nous nous ignorions en cours et dans les couloirs. Mais, voyez-vous, ce genre de situation n’avait jamais été aussi simple et mon cas ne serait pas l’exception qui confirme la règle. Il y a deux jours de cela, j’ai reçu un message via hibou de sa part.
Hello miss Poufsouffle ! Vu que tu aimes tant te balader dans les couloirs de notre magnifique école, je te propose de me retrouver à 23h, dans deux jours, au quatrième étage. Je t’attendrai dans le couloir qui mène à la bibliothèque, alors ne tarde pas. Je sais qu’on va bien s’amuser tous les deux !
Le sarcasme transpirait de ses mots et cela m’avait horripilé au plus haut point. J’avais lu sa missive par-dessus mon petit-déjeuner, que je n’avais même pas pris le temps de finir. Il m’avait définitivement coupé l’appétit pour ce matin, ce petit rigolo. J’étais sortie en trombe, lui adressant tout de même un regard assassin alors que je passais à sa hauteur. Le connaissant, il ne s’attendait probablement pas à ce que je réponde de manière positive à son message, mais rira bien qui rira le dernier … Je n’avais pas eu à réfléchir longtemps pour décider que j’irai à sa rencontre le soir à la date qu’il avait désigné. Et c’était précisément ce soir, même ! Dire que j’étais excitée à l’idée de lui rebattre son caquet n’était qu’un doux euphémisme. Enfin … Je me devais encore attendre un peu moins d’une heure pour aller à notre lieu de rendez-vous. Je me décidai donc de descendre dans la salle commune avec un livre sous le bras pour passer le temps.
Ma lecture était loin d’être passionnante – j’avais choisi un livre de Potions, sujet que je devais potasser autant que possible pour les ASPICs – mais elle fut amplement suffisante pour m’occuper le temps qu’il me restait à attendre avant de partir. Après avoir jeté un coup d’œil à ma montre après avoir terminé un chapitre fort peu passionnant sur les filtres, je pus voir qu’il était pile poil l’heure de partir. Je lançai un coup d’œil par-dessus mon épaule et constatai avec plaisir que la salle commune était vide de tous regards indiscrets qui auraient pu traîner. Satisfaite, je ne tardai pas à sortir pour m’engager dans les couloirs sombres et humides. Je courus presque pour atteindre le quatrième étage. Et au détour du couloir … Je pus voir Aaron qui m’attendait. Je m’approchai de lui, l’air fier, et l’apostrophai discrètement.
« Alors ? dis-je sèchement en croisant les bras sous ma poitrine, Je peux savoir pourquoi tu m’as fait venir ici aussi tard ? »

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Dernière édition par L. Zooey O'Callaghan le Jeu 12 Juin - 22:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer - PV Zooey [Fini] Jeu 12 Juin - 17:54

Elle était là. Les yeux du Serpentard se plissèrent en la voyant apparaître au bout du couloir, ressentant un étrange sentiment d’excitation mêlée de dépit. Elle était là. Il allait devoir se coucher tard. Aaron, agacé, la regarda froidement s'avancer jusqu'à lui dans la pénombre. Esquisser un geste ? Hors de question. Elle venait, d'accord, mais il allait le lui faire regretter. D'une manière ou d'une autre, il la materait. La Poufsouffle se planta devant lui et lui demanda avec son habituel air de défi le but de son dernier message. Après tout, c'était une idée assez saugrenue.

« Je ne t'ai pas fait venir, tu es venue. » dit il en haussant les épaules, l'air de rien. Aaron marqua une pause. Il toisa son adversaire, ses yeux se fichant dans le regard assassin de la jeune fille, se délectant de cette sensation d'avoir toutes les cartes en main. « La question n'est-elle pas plutôt : maintenant que nous sommes tous les deux - par le plus grand des hasards - dans les couloirs à une heure tardive, que faisons nous ? » Il marqua une pause, regardant Zooey l'air de lui dire "jusqu'où crois tu que tu peux aller, maintenant ?". Il gagnait du temps. La vérité était qu'il n'avait pas la moindre idée de quoi faire, maintenant, étant donné qu'il était certain qu'elle ne viendrait pas. Et ça, ça l'agaçait. Beaucoup. Pourtant, il en avait fait des conneries. Mais des conneries qu'elle soit susceptible de ne pas suivre ? Il allait peut-être falloir taper haut, cette fois. Et il lui fallait une idée, rapidement.

Le gallois se leva d'un bond, se redressant de toute sa hauteur pour faire face à Zooey. L'intimider si possible. « Faisons un cap ou pas cap, tiens, si ça te dit. A moins que tu ne veuilles... retourner dans ton petit lit douillet ? » La pique était basique, il n'avait rien trouvé de mieux à cet instant là. « Pourrais-tu, par exemple, commençons par quelque chose de facile, aller réveiller un professeur, là, maintenant, sans te faire sanctionner ? ». C'était méchant. Elle ne pourrait pas y arriver, il en doutait. Elle avait même plutôt intérêt à ne pas y arriver, parce qu'autrement, ce serait son tour, et il préférait ne pas savoir ce qu'elle lui réserverait. Mais si elle acceptait, et échouait, il serait tranquille pour un moment. C'était une sorte de pile ou face, en fait. A moins que Zooey ne décide de poser ses propres règles ou de proposer autre chose de stupide et risqué à faire ensemble ? Borf, non. Les Poufsouffles subissent, ils se plient au règles. Les Serpentards, eux, mènent le jeu. Il fallait juste qu'elle le comprenne.

Aaron fixa longuement la sorcière, son sourire moqueur toujours sur les lèvres. Oprah ne se laisserait pas faire aussi facilement, il en était presque sûr. Elle avait surement des ressources qu'il ne soupçonnait pas, et c'était là tout l'intérêt qu'il restait pour cette fin de soirée. Taquin, il approcha doucement le visage pour arriver à hauteur de son oreille, et attendit un instant avant de dire doucement, d'une voix très calme : « Si tu réussis, mais j'en doute, je suis même disposé à te faire un petit bisou, tiens. C'est pas rien... »

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— SON CAMP : Zooey semble naïve, mais elle a un avis très posé sur la question; elle ne désire que la tranquillité afin de pouvoir poursuivre ses études dans les meilleurs conditions et de pouvoir profiter de sa famille paisiblement.
— TYPE DE BAGUETTE : 27,5 cm, en bois de saule, la baguette de Zooey est d'une souplesse très agréable. Elle contient un crin de licorne qui la rend parfaite pour les sortilèges de défense.
— MAISON : Poufsouffle, maison de la loyauté, ayant pour emblème le blaireau.
— STATUT DE SANG : Zooey est issue de l'union d'une moldue et d'un sorcier.
— PATRONUS : Le patronus de Zooey ressemble étrangement à un ragondin.
— AMORTENTIA : L'odeur du feu qui brûle dans l'âtre, le parfum du chocolat chaud fraîchement servit dont seul son père à la recette mélangé à celui de l'herbe fraîchement coupée.
— MIROIR DU RISÉD : Sur la surface plane du miroir, Zooey a un large sourire. Elle est entourée de son père et de sa soeur, qui lui renvoient tout deux son sourire réjouit. Il n'y a rien de particulier dans cette image; juste une famille apaisée et contente d'être ensemble. Chose que Zooey semble convoiter plus que tout au monde.

MessageSujet: Re: Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer - PV Zooey [Fini] Ven 13 Juin - 12:15

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∞ Le courageux à du courage et le brave aime à le montrer
Oh, ainsi donc le monsieur Lannon ne m’avait pas fait venir. Il avait bien de l’audace de se comporter avec un tel détachement alors que nous étions tous deux dans les couloirs de l’école à une heure aussi indécente. Il pourrait au moins faire semblant de ne pas s’en foutre. Mon dieu que j’avais envie de lui arracher son air indifférent à grands coups de pied dans le tibia, toutefois mon père m’avait trop bien élevée pour que j’agisse de la sorte. J’étais, après tout, une jeune fille qui avait le contrôle de soi-même. Les bras toujours croisés sous ma poitrine, je le regardais fixement, l’air complètement blasé. Oh, monsieur affirmait donc qu’il ne m’avait pas fait venir, que j’étais venue de mon plein gré. Je me mordis l’intérieur des joues pour retenir la réplique acide qui me brûlait le bout de la langue, puis décroisai les bras, haussant les sourcils d’un air qui se voulait provocant. Je vins farfouiller dans la poche droite de ma robe de sorcier, que j’avais revêtu par-dessus mon uniforme – parce que oui, il faisait frais dans les couloirs à cette heure tardive et que je n’avais pas eu envie de me changer après ma journée de cours pour le bon vouloir de monsieur – , et mes doigts ne tardèrent pas à effleurer l’objet de ma convoitise. Un bout de parchemin plié en quatre que j’avais pris avec moi avant de sortir de mon dortoir. Le bout de parchemin qu’Aaron m’avait envoyé. Je le brandis sous son nez, l’agitant frénétiquement devant son visage.
« Tu ne m’as pas fait venir ? Bien sûr ! Et ce message, je l’ai inventé peut-être ? je marquai une courte pause, le fusillant du regard avant de lui envoyer une petite pique, D’ailleurs, c’est très lâche de ta part de me contacter de cette façon ! Un message par hibou, l’air de rien … Très courageux pour un Serpentard, j’applaudis… »
L’ironie était clairement évidente dans la façon dont je m’étais exprimée. Le comportement du jeune homme m’insupportait depuis notre première rencontre. Il semblait beaucoup trop sûr de lui, beaucoup trop imbu de sa personne et cela m’agaçait au plus haut point. Il avait grand besoin d’apprendre le sens de l’humilité et je comptais bien m’en charger. Je n’étais probablement la mieux placée pour cela, après tout je n’étais qu’une élève de Poufsouffle ; la majorité des élèves des autres maisons nous considéraient, moi et mes camarades, comme des excentriques et des lunatiques. Moi-même je devais bien avouer que j’avais parfois des réactions plutôt imprévisibles et qu’il m’arrivait plus souvent qu’à mon tour. Néanmoins cela ne faisait pas de moi une écervelée plus bête que mes pieds ; je n’étais pas mauvaise en cours et j’arrivais à tenir des discussions aussi diverses que variées. Je ne pensais pas être idiote.
Seulement Aaron semblait me prendre de haut. Et cela ne me plaisait guère ; parce que j’étais à Poufsouffle et lui à Serpentard, ou alors le fait que je sois de sang-mêlé, voulait dire que je valais moins que lui. Je le fusillai du regard une fois de plus, avant de détourner le regard, fixant au final une des tapisseries qui était accrochée sur le mur qui me faisait face. Les occupants de la peinture semblaient l’avoir désertée, probablement occupés ailleurs dans un autre décor. Je levai les yeux au ciel lorsqu’il avoua à demi-mots qu’il n’avait aucune idée de ce que nous allions pouvoir faire à une heure aussi avancée de la soirée. Il me défia ensuite à un jeu de cap ou pas cap. Je le regardai, interloquée, craignant qu’il se moque de moi. Mais non … Il était sérieux. Il me taquina, me demandant si je préférai retourner à mon dortoir. Je secouai distraitement la tête. Le défi était de réveiller un professeur au milieu de la nuit, sans se faire sanctionner. Je fronçai alors les sourcils.
« Tu te moques vraiment de moi, hein ? »
Je ne voulais pas paraître dégonflée ou autre, mais ce n’était pas franchement quelque chose que j’étais prête à faire ; j’étais en septième année et je n’avais définitivement plus l’âge pour aller réveiller mes professeurs au beau milieu de la nuit. Toutefois je n’allais pas laisser la victoire au jeune Serpentard, il fallait que je réfléchisse à la façon dont j’allais procéder. Je tournai les talons pour me diriger non loin de la bibliothèque, là où je savais que la bibliothécaire logeait. La bonne femme n’était pas une professeure, cependant elle n’en était pas moins terrible. Je me plaçai donc à l’extrémité du couloir, jetant un coup d’œil par-dessus mon épaule afin de vérifier si le blond me suivait bien. Le prix de ma réussite serait un petit bisou, m’avait-il dit. Je le regardai, l’air blasé, une nouvelle fois. J’haussai les épaules avant de reporter mon attention sur la porte des quartiers de la bibliothécaire.
« J’espère que la bibliothécaire fera l’affaire, hein. C’est pas une prof’, mais elle est super flippante quand même lorsqu’elle est furax. Vu qu’elle est à cet étage, ce sera plus pratique que d’aller vadrouiller ailleurs, on risquerait de se faire choper par le concierge et j’ai pas franchement envie … Il est insupportable. Garde donc ton bisou et fais le guet, ce serait con qu’un des fantômes nous surprennent. »

Et sans plus attendre, je sortis ma baguette de ma robe de sorcier, la brandissant vers la porte de la bibliothécaire. Un tintamarre retentit alors de l’autre côté de la porte, signalant que des objets divers venaient de tomber au sol. Je ne tardai pas à prendre la fuite, laissant mon compère se battre pour sauver sa peau. Cela lui ferait les pieds si jamais il se faisait choper, ah !

© .JENAA


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MessageSujet: Re: Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer - PV Zooey [Fini] Ven 13 Juin - 16:45

Aaron ne put réprimer un petit rire en voyant Zooey brandir la lettre qu'il lui avait envoyé deux jours plus tôt, le traitant, en gros, de menteur et de lâche. Il inclina la tête, comme pour un simulacre de révérence, mais ne prit pas la peine de répondre. Non, il ne l'avait techniquement pas faite venir. Elle avait reçu cette lettre, mais avait décidé de son propre chef de s'y fier, alors qu'il aurait très bien pu s'agir d'un piège ou d'un message envoyé par un autre élève qui se serait fait passer pour lui. Mais bon, ça importait peu au final, elle était là. Aaron ne tiqua pas non plus à sa pique sur son courage : il n'avait rien à prouver à une fille comme elle. Pas ça, en tout cas.

Il s'amusait bien finalement. La jeune fille semblait clairement sur les nerfs, le laissant jouer ses pions en paix, dominant la situation. Elle bouillait de l'intérieur, sa main se crispait parfois, comme si elle voulait lui envoyer son poing dans la figure ou s'emparer de sa baguette pour en finir là, tout de suite. Elle tentait parfois de l'ignorer, ou de mettre de la distance entre eux, souhaitant probablement lui rappeler qu'elle valait ô combien mieux que lui. Lui, se jouait du monde, endossant son costume d'acteur et jouant de mimiques et sarcasmes. "Vas-y, Zooey", pensait-il, "montre moi que tu as des tripes. Montre moi que tu n'es pas la serpillière à laquelle tu sembles aspirer. Relève ce défi, ou écrase toi une bonne fois pour toutes." Aaron lui suivit ainsi, se demandant un instant où elle se dirigeait, pourquoi elle ne prenait pas les escaliers. Était-ce un plan diabolique, lui aussi ?

Les deux jeunes sorciers s'arrêtèrent devant une porte de vieux bois, non loin de celle qui menait à la bibliothèque. Le Serpentard savait où elle menait, mais comme la plupart des élèves, n'y avait jamais mis les pieds : les quartiers de la bibliothécaire. Il ouvrit la bouche pour émettre une protestation, mais fut coupé sèchement par Zooey, qui avança deux arguments pertinents : changer d'étage était un risque de plus, Miss Teigne n'étant jamais loin, et la bibliothécaire n'était pas connue pour être, disons, conciliante. Elle aurait déjà transformé de nombreux élèves en limaces si le règlement le lui permettait, c'était sûr. Elle finit en lui disant poliment d'aller se faire voir et de monter la garde.

« J'suis pas ton chien, O'Callaghan. Tu as peut-être la frousse que Rusard nous prenne par surprise, mais ça fait partie du jeu. » Le vert et argent sentait la colère lui monter aux joues, et il s'éloigna de quelques pas pour ne pas s'énerver, ce qui n'était pas franchement utile dans ce genre de contexte. Aaron appuya son front contre le mur, profitant de la douce fraîcheur de la pierre, tentant de se calmer. « De toutes façons, tu crois vraiment que... » BLING-CRAC-KLANG ! Aaron sursauta face au vacarme, réalisant bien trop tardivement que la saleté de Poufsouffle venait de lancer un sort et prenait déjà la fuite à grandes enjambées, le laissant en arrière, pris par surprise. Il avait parlé de réveiller un professeur, pas de faire exploser tout un étage !

Aaron se précipita à la poursuite de Zooey, entendant du bruit naître peu à peu tout autour de lui. Un ricanement suspect faisait penser à Peeves, qui devait les chercher à ce moment là. Il y avait aussi surement Miss Teigne, voir Rusard, et surement un ou deux fantômes en quête des chenapans. « Vous n'avez vraiment pas honte de réveiller les honnêtes gens au milieu de la nuit ? » l'apostropha un vieil homme grognon d'un tableau alors qu'il passait à sa hauteur. Oh que non. Et puis c'était elle la responsable de tout ce boucan, il fallait le lui dire à elle !

Zooey courait telle une démente devant lui, filant à une vitesse ahurissante, esquivant les obstacles avec adresse. Elle lui donnait l'impression d'être un lourdaud. C'est à ce moment là qu'il glissa, s'étalant de tout son long sur le sol glacé. Les caquètements de l'esprit frappeur se faisaient de plus en plus nets, et il serait probablement à son niveau dans une petite minute. Sonné, endoloris, Aaron tenta de se redresser pour se planquer là, à quelques mètres, dans une salle d'étude vide, mais son pied, semblant s'amuser grandement de la situation, se déroba à nouveau. Il n'avait plus le choix. Elle devait l'aider. Il devait... faire un sacrifice.

« Zooey, aide moi », dit-il d'une voix saccadée. « Me laisse pas là comme une bouse, sort moi de là ! ». Il tendit rageusement le bras vers la porte, qui était trop loin pour qu'il puisse s'y hisser. « AIDE MOI OU CASSE TOI ! », finit-il par hurler sous le coup de la colère, de plus en plus présente.
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— STATUT DE SANG : Zooey est issue de l'union d'une moldue et d'un sorcier.
— PATRONUS : Le patronus de Zooey ressemble étrangement à un ragondin.
— AMORTENTIA : L'odeur du feu qui brûle dans l'âtre, le parfum du chocolat chaud fraîchement servit dont seul son père à la recette mélangé à celui de l'herbe fraîchement coupée.
— MIROIR DU RISÉD : Sur la surface plane du miroir, Zooey a un large sourire. Elle est entourée de son père et de sa soeur, qui lui renvoient tout deux son sourire réjouit. Il n'y a rien de particulier dans cette image; juste une famille apaisée et contente d'être ensemble. Chose que Zooey semble convoiter plus que tout au monde.

MessageSujet: Re: Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer - PV Zooey [Fini] Sam 14 Juin - 21:23

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Aaron & Zooey




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Je n’étais pas ce qu’on pouvait appeler quelqu’un de sportif, vraiment pas. Et pourtant, j’étais bien en train de courir comme une dératée ce soir pour échapper à la colère de la bibliothécaire. L’adrénaline, mêlée à la peur de me faire prendre, me poussait vers l’avant, m’empêchant de regarder par-dessus mon épaule. J’étais persuadée que le jeune homme qui m’accompagnait ce soir était sur mes talons, à quelques mètres à peine de moi. J’ignorai les regards désapprobateurs des personnages des tableaux qui étaient accrochés aux murs alors que l’un d’eux nous lançait une remarque dans l’espoir de nous faire la morale. Toutefois cela n’était guère utile, nous étions bien trop occupés à courir. Tout du moins, moi je l’étais. Je mis un certain temps à me rendre compte qu’Aaron ne me suivait plus, ne percutant seulement que lorsque j’entendis sa voix m’appeler. Je me retournai alors dans l’espoir de l’apercevoir, en vain. Cela devait faire un moment qu’il ne me suivait plus. Sans même réfléchir, je revins sur mes pas rapidement et ne tardai pas à le retrouver au détour d’un couloir. Je le rejoins rapidement, me mettant à son niveau. Dans un élan de colère, il m’avait ordonné de l’aider ou de l’abandonner là, comme si j’étais une lâche … Je n’appréciais certes pas le comportement de mon camarade, cependant je n’étais pas non plus une fille sans cœur. Je ne perdis pas plus de temps pour l’aider à se relever, passant son bras par-dessus ma nuque afin qu’il puisse tenir debout.
« Ferme-la ! Si tu continues à crier comme un porc comme ça, on va se faire repérer ! »
Ma voix était sèche, alors que je regardais par-dessus mon épaule pour m’assurer que la bibliothécaire n’était pas à nos tousses. Je ne vis rien, fort heureusement pour nous. Je déglutis difficilement et m’efforçai de supporter le poids du blond. Je n’étais pas une demoiselle très musclée, bien au contraire même. J’étais de taille moyenne et plutôt frêle, aussi m’était-il difficile d’aider le Serpentard à tenir debout. Néanmoins je n’abandonnai pas. Je ne pouvais décemment pas le laisser seul au beau milieu du couloir. Nous étions deux dans toute cette histoire, je ne pouvais pas le laisser porter le chapeau de tout ce bazar tout seul. Mais si nous pouvions échapper aux réprimandes et aux sanctions qui nous attendaient si nous nous faisions attraper, ce serait vraiment le pied.
Continuant de soutenir Aaron, je m’efforçai de nous faire avancer le plus rapidement possible sans trop solliciter le jeune homme. D’après ce que j’avais pu voir, il n’avait pas réussi à se relever. Cela voulait très probablement dire qu’il était blessé au niveau de l’une de ses jambes. Il était donc préférable de ne pas trop lui en demander. Il avait beau m’agacer au plus haut point, je n’étais pas cruelle au point de faire souffrir Aaron à ce point. Je ne prenais aucun plaisir à faire mal de manière volontaire à qui que ce soit. Nous avancions donc à un rythme relativement lent selon moi, beaucoup plus lent que ce que j’aurais souhaité. J’aurais apprécié que nous courions le plus rapidement possible pour échapper à une bibliothécaire très certainement furieuse. Mais nous n’y pouvions rien. Désirant gagner un peu de temps, je dégainai à nouveau ma baguette et la pointai derrière nous, faisant tomber de nombreux cadres et objets pendus aux murs. Puis j’entrainai le Serpentard avec moi, tournant au coin d’un couloir. Je ne tardai pas à apercevoir une porte au bout du couloir et je nous forçai à l’atteindre rapidement, le cœur battant un peu plus fort que d’habitude. Hallelujah, la porte n’était pas verrouillée … !

Soigneusement, je refermai la porte derrière nous. Ceci fait, nous nous dirigions vers le bout de la salle et laissai Aaron prendre appui contre une armoire. Je jettai un coup d’œil furtif et inquiet dans la direction de la porte. Aucun signe de vie, ce qui était relativement bon signe. Je m’assis rapidement non loin du blond, le souffle court. Je passai une main nerveuse parmi mes mèches brunes avant de tourner mon attention vers mon homologue. Je retroussai mes manches et me rapprochai de lui, l’air inquiet.
« Où est-ce que tu as mal ? commençai-je, toujours aussi essoufflée, Et comment t’as fait ton compte ? Franchement, je vois vraiment pas comment t’as pu te casser la figure, le sol était tout ce qu’il y avait de plus plat ! »
Je m’interrompis soudainement, me rendant compte que ce que je venais de dire n’était probablement pas bienvenue. Je secouai distraitement la tête, me concentrant sur le bout de mes doigts joints. J’étais quelque peu mal à l’aise, me rendant compte que j’étais en partie responsable de la situation dans laquelle nous nous trouvions. Si je n’avais pas écouté mon agacement à l’égard du comportement de l’adolescent, nous n’en serions certainement pas là. Mais attention je ne prenais pas le blâme pour ma petite personne uniquement ; je le partageais avec le blond. Il était après tout l’instigateur de cette petite rencontre nocturne. Nous avions chacun notre part de responsabilité. Même si cela ne m’enchantait guère de l’admettre. Je préférai rependre la parole plutôt que de continuer à me perdre dans mes pensées. Je soupirai.
« Montre-moi là où tu t’es fait mal, je vais voir ce que je peux faire pour te soulager … »
Je n’étais pas une experte dans le domaine du médico-magique, mais je connaissais tout de même quelques astuces. En effet, durant notre enfance Oprah et moi étions des enfants un peu turbulentes et il n’était donc pas rare que nous nous blessions d’une manière ou d’une autre. J’avais certains souvenirs des quelques sorts que mon père avait pu lancer sur nos membres endoloris pour nous soulager. Dans l’espoir de rassurer mon interlocuteur, je lui adressai un petit sourire timide.
« J’sais ce que j’fais, hein … J’ai déjà examiné Oprah quand on était petites et elle n’a pas de troisième bras ou un truc du genre, donc t’as rien à craindre. »

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MessageSujet: Re: Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer - PV Zooey [Fini] Dim 15 Juin - 8:32

Aaron grimaça de douleur, sa main plaquée contre sa cheville endolorie. Il ne vit même pas Zooey courir vers lui et sursauta quand il la sentit le saisir pour tenter de le soulever. Elle venait, finalement ? Bien, première bonne nouvelle de la soirée. Le Poursuiveur fit des efforts pour ne pas gémir de douleur et tenta d'avancer de son mieux, sa jambe droite traînant laborieusement derrière eux. Il sentit le souffle rauque de Zooey à coté de lui et se sentit coupable, mais il ne voulait pas se laisser distraire par autre chose que ce vers quoi ils concentraient désormais leurs efforts : atteindre la porte pour aller se planquer derrière. Vite. Peeves arrivait sans nul doute, suivit peut-être de Rusard, pire, de la bibliothécaire, pire encore, de Rogue et d'Ombrage, et ils savaient tous deux qu'un échec signifiait un très gros mauvais quart d'heure. Dumbledore, dans sa prétendue sagesse, tenterait surement d'adoucir les choses, mais cela ne suffirait pas pour passer un moment agréable.

Un tas de cadres tomba derrière eux, bouchant partiellement le chemin. Bel effort s'il s'agissait de Rusard, complètement inutile s'il s'agissait de Peeves ou d'un sorcier, qui les dégagerait d'un simple sort. Il avait le pied en feu. Grimaçant, le Serpentard chercha à toute vitesse ce qui pouvait bien les couvrir sur les derniers mètres, et fit apparaître de gros volutes de fumée noire, espérant que cela suffise. Il n'en su pas plus car Zooey ouvrit la porte à ce moment là, les précipitant dans une salle de cours vide. Ils se traînèrent laborieusement au fond de la salle, Aaron tremblant de douleur et la Poufsouffle à bout de souffle, et il se laissa tomber lourdement contre le bois lisse d'une armoire. Le gallois étendit sa jambe et ferma les yeux, serrant les dents en silence, priant pour que cela passe.

« Où est-ce que tu as mal ? Et comment t’as fait ton compte ? Franchement, je vois vraiment pas comment t’as pu te casser la figure, le sol était tout ce qu’il y avait de plus plat ! » Le Serpentard hésita entre la colère et le rire. Soulagé d'être à l'abri, il opta pour ce dernier. Zooey était marrante quand elle s'énervait finalement, les joues rouges, le regard dur, un peu comme sa sœur. « J'sais pas, j'ai l'habitude de m'déplacer sur un balais, pas de détaler à la moldue. » Aaron faillit ajouter une pique à l'encontre de la Poufsouffle, du genre "à chacun sa spécialité", mais il s'abstint. Ce n'était surement pas le moment de se prendre la tête, et elle avait montré ce soir des qualités qu'il ne soupçonnait pas chez les Poufsouffles.

Il sentit un malaise chez la jeune fille, comme si quelque chose la gênait, là, à ce moment précis. Qu'y avait-il de gênant ? Ils étaient coincés dans une salle de cours au milieu de la nuit, une partie du personnel de Poudlard potentiellement à leur recherche pour leur mettre une raclé et il ne pouvait pas bouger ? Une situation normale, quoi, rien de grave. Bon, d'accord, elle pouvait avoir des doutes. Lui en vouloir aussi. Mais ça, c'était le but recherché au départ. Aaron se redressa, sortit sa baguette et la posa à coté de lui. Il allait falloir qu'il fasse quelque chose, il ne pouvait pas rester ainsi pour rejoindre sa salle commune, ce serait trop lent, et beaucoup trop risqué. « Montre-moi là où tu t’es fait mal, je vais voir ce que je peux faire pour te soulager … » Le gallois reporta son attention sur la sœur d'Oprah. Il replia mécaniquement la jambe vers lui. « Tu en as assez fait pour la soirée, tu crois pas ? ». Zooey lui sourit alors, un petit sourire, et lui expliqua qu'elle avait déjà pu faire ça plusieurs fois par le passé. Bon, peut-être, mais la situation le gênait. Déjà, si elle se loupait, il risquait de louper des entraînements de Quidditch, ce qui n'était pas du tout une bonne nouvelle. Ensuite, accepter qu'elle intervienne était admettre qu'elle était capable de faire quelque chose qu'il n'était pas capable de faire, et admettre qu'il ne serait pas arrivé jusque là sans son aide, ce qui, en soit, était vrai, mais qu'il se refusait à admettre. Ou formuler. Le jeune homme se plongea donc dans un silence pensif, les muscles tendus, plongé dans le doute.

« On pourrait ptêtre couper, sinon ? » dit il avec un sourire tendu. Mauvaise blague, il la faisait souvent quand des gens étaient blessés. Il ferma les yeux et finit par acquiescer lentement. « Bon, d'accord, je... ça marche ». Aaron se passa la main dans les cheveux, se mordant les lèvres, souhaitant oublier au plus vite cette défaite cuisante. « Bon, t'étais cap finalement. C'est à toi de me lancer un défi, semble-il. ». Aaron marqua une pause, et ajouta, dans un faible murmure : « Et merci. ». Sentant l'émotion, la fatigue et la frustration le déborder, il rejeta la tête en arrière, la mâchoire serrée, les yeux humides.
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— SON CAMP : Zooey semble naïve, mais elle a un avis très posé sur la question; elle ne désire que la tranquillité afin de pouvoir poursuivre ses études dans les meilleurs conditions et de pouvoir profiter de sa famille paisiblement.
— TYPE DE BAGUETTE : 27,5 cm, en bois de saule, la baguette de Zooey est d'une souplesse très agréable. Elle contient un crin de licorne qui la rend parfaite pour les sortilèges de défense.
— MAISON : Poufsouffle, maison de la loyauté, ayant pour emblème le blaireau.
— STATUT DE SANG : Zooey est issue de l'union d'une moldue et d'un sorcier.
— PATRONUS : Le patronus de Zooey ressemble étrangement à un ragondin.
— AMORTENTIA : L'odeur du feu qui brûle dans l'âtre, le parfum du chocolat chaud fraîchement servit dont seul son père à la recette mélangé à celui de l'herbe fraîchement coupée.
— MIROIR DU RISÉD : Sur la surface plane du miroir, Zooey a un large sourire. Elle est entourée de son père et de sa soeur, qui lui renvoient tout deux son sourire réjouit. Il n'y a rien de particulier dans cette image; juste une famille apaisée et contente d'être ensemble. Chose que Zooey semble convoiter plus que tout au monde.

MessageSujet: Re: Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer - PV Zooey [Fini] Dim 15 Juin - 19:35

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∞ Le courageux à du courage et le brave aime à le montrer
La pique d’Aaron ne m’échappa pas lorsqu’il m’affirma qu’il avait plus l’habitude de se déplacer sur un balai plutôt que de courir, comme les moldus. Mon cœur se serra quand les mots franchirent la barrière de ses lèvres et, bien malgré moi, je me sentis flancher. Je n’avais pas peur de tenir tête aux autres sorciers lorsqu’ils se moquaient de moi, je n’avais pas peur de leur prouver qu’ils avaient tort lorsqu’ils doutaient de mes capacités de sorcière. Cependant quand on me parlait de la partie moldue de ma famille … Je n’étais vraiment pas à l’aise et cela se voyait sur mon visage. Je n’aimais pas que l’on m’en parle pour deux raisons relativement simple. La première était que ma mère, qui n’était qu’une simple moldue, nous avait abandonné ma sœur et moi en raison de notre héritage magique. Les années étaient passées, s’étaient écoulées mais cela ne voulait pas dire que je n’étais pas encore amère à cause de cet abandon. Je ne comprenais toujours pas comment une mère pouvait abandonner ses enfants à cause d’un tel détail. La deuxième raison, et pas la moindre, était que durant mes jeunes années à Poudlard certains de mes camarades s’étaient souvent moqués de moi à cause de cela. Comme si c’était de ma faute si j’étais née ainsi alors que je n’avais rien demandé à personne ; je n’étais que victime de ma situation rien de plus.
Je ne m’apitoyais pas pour autant sur mon sort. Je me contentai d’hausser les épaules nonchalamment à sa remarque puis détournai le regard, visiblement mal à l’aise. Je ne voulais pas non plus m’attarder sur ce sujet délicat selon moi, aussi préférai-je me reconcentrer sur le problème du moment, c’est-à-dire la jambe douloureuse du Serpentard qui m’accompagnait dans ma balade nocturne. Je lui avais proposé de l’aider avec sa jambe, me sentant en partie responsable de sa chute, mais il me rembarra rapidement. Je ne pensais pas qu’il réagirait de cette manière ; il avait clairement besoin d’un coup de main mais refusait que je l’aide, clamant que j’en avais déjà suffisamment fait dans la soirée. J’aurais dus me sentir agacée par cette remarque, j’aurais dus lui répondre quelque chose de cinglant … Mais rien ne vint. Je me contentai d’afficher un sourire que je voulais chaleureux mais qui apparaissait probablement comme étant un rictus forcé. Bien sûr, j’aurais dus me douter qu’à ses yeux, tout serait de ma faute. Notre rencontre, le bazar avec la bibliothécaire, la chute … Tout était de ma faute, forcément.

Ce n’était néanmoins pas le moment de chercher la petite bête ; évitant soigneusement son regard, je tournai nerveusement ma baguette entre mes doigts alors que le silence qui nous entourait se faisait de plus en plus pesant. Je n’étais toutefois pas résolue à le briser. J’avais déjà fait ma part du boulot pour essayer de le convaincre ; je lui avais dit que je savais ce que je faisais, à lui de décider maintenant. Je ne pouvais pas le forcer. S’il désirait que je l’aide pour sa cheville, il n’avait qu’à me demander ; j’avais été la première à lui tendre la main, même si cela ne m’enchantait guère. Aaron était un jeune homme arrogant, un véritable Serpentard … Et il m’insupportait au plus haut point. J’avais l’impression d’être – quand il me regardait – une moins que rien, de par ma maison et mon statut de sang. Comme si je ne valais pas mieux que ce que les apparences voulaient bien laisser paraître. Ce qui était fort dommage, selon moi, car il ne voyait pas tout ce que j’avais à offrir. Que ce soit à lui ou aux autres. Je n’étais peut-être pas la sorcière la plus douée ou autre, mais j’étais assez généreuse, c’était un trait de caractère assez marquant chez moi.
Je sortis de mes pensées lorsqu’Aaron évoqua la possibilité qu’on lui coupe la jambe. Je le regardai du coin de l’œil, refusant toujours de croiser son regard, avant de secouer la tête en soupirant. Ah ces garçons … Ils étaient de véritables drama-queen. Puis il finit enfin par accepter que j’intervienne. J’hochai la tête rapidement et empoignai ma baguette plus fermement. Je me penchai alors sur sa jambe blessée, l’examinant rapidement. Je touchai l’os de sa cheville et constatai avec plaisir qu’il n’était pas brisé. Le coin de mes lèvres s’étira en un sourire satisfait. Je marmonnai une formule que mon père m’avait apprise et le bout de ma baguette s’éclaira d’une lumière blafarde alors qu’elle faisait disparaître la douleur du jeune homme.
« T’as vraiment de la chance que ce soit pas cassé, sinon un séjour à l’infirmerie aurait été inévitable. Bon courage pour expliquer comme t’as fait ça à l’infirmière ! »
Ma voix était un peu tremblante tandis que l’adrénaline me quittait, cédant sa place à une fatigue soudaine. Je fis bouger mes épaules tendues dans l’espoir que mes muscles se détendent. Je me laissai alors tomber vers l’arrière, mon dos heurtant le mur et me maintenant dans une position mi-avachie, mi-assise. Je fermai les yeux un instant avant de les rouvrir subitement, surprise par la proposition du blond. Premier fait surprenant ; il reconnaissait ouvertement que j’étais capable de surmonter le défi qu’il m’avait lancé. Deuxième fait surprenant ; il voulait remettre le couvert. Je secouai la tête, incrédule et en colère.
« T’es vraiment un idiot hein ! dis-je dans un souffle, Tu veux déjà repartir comme si rien ne s’était passé alors que tu viens de te faire mal ! T’es vraiment con ! Si tu veux, vas-y, mais sans moi, je pense qu’on en a suffisamment fait pour ce soir ! »
Je m’apprêtais à poursuivre ma tirade incendiaire lorsque l’imprévisible se produisit. Il me remercia. Surprise, je restais un moment bouche-bée avant de me rependre.
« Y a pas de quoi. Je crois bien que tu m’as promis un bisou si je réussissais, hm ? »
Aussitôt que ces quelques mots quittèrent ma bouche, je le regrettai immédiatement. Je me sentis rougir et détournai le regard rapidement. La fatigue avait visiblement raison de moi…
« Ehm. Oublie ça … »

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Dernière édition par L. Zooey O'Callaghan le Mer 18 Juin - 16:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer - PV Zooey [Fini] Mar 17 Juin - 10:10

Des fois, Aaron enviant les voyants, ces élus du troisième œil, qui devaient parfois se lever le matin en sachant que telle et telle chose tourneraient mal, que ceci était une connerie alors que cela était surement la bonne chose à faire. Il avait essayé d’être voyant pourtant : tous les matins, le jeune Serpentard s’exerçait avec ténacité devant son bol de café, espérant y lire quelque chose, un message peut-être. « Retourne te coucher » serait pas mal des fois. En l’occurrence, il aurait aimé qu’on lui dise « laisse tomber avec cette fille, tu risques d’y perdre bien plus qu’y gagner ». Il avait perdu, face à une quasi Née Moldue en plus, et il lui était impossible d’ignorer cet état de fait sans s’abonner au mensonge borné. Heureusement, oui, heureusement qu’il n’y avait pas de témoin. « Pas encore », pensa-t-il en fixant la porte fermée en toute hâte.

Zooey, à côté de lui, semblait renfrognée, agacée, insensible à ses tentatives d’humour. Elle évitait son regard sans un mot, attendant qu’il se décide - ou pas - pour soigner sa blessure. Aaron finit par accepter en serrant les dents, espérant que cela ne ferait pas empirer les choses. Il détourna le regard quand la Poufsouffle se pencha pour examiner sa blessure, et crispa un peu les dents quand elle sortit sa baguette pour arranger tout ça. Ce fut bref. Un peu de lumière, une sensation de chaleur tout autour de la cheville et c’était parti. Il bougea le pied lentement, constatant avec plaisir l’absence de douleur malgré la crispation des muscles. C’était parfait, il allait pouvoir jouer normalement au Quidditch le lendemain. Zooey, visiblement satisfaite de son travail (il y avait de quoi), lui sourit et lui dit qu’il avait de la chance, sans quoi il aurait dut aller sortir une explication à l’infirmière. Le Serpentard sourit à son tour. « En fait, il suffit d’une bonne dose de mauvaise foi et d’un peu d’imagination pour faire passer ce genre de truc pour un accident normal. Seulement, vous êtes pas réputés pour votre mauvaise foi à Poufsouffle. » Il marqua une pause, puis, réalisant qu’elle pouvait le prendre comme un reproche ou une pique à l’encontre de sa Maison, ajouta : « Et c’est ptêtre pas une mauvaise chose, pour le coup. » Aaron n’aimait pas les Poufsouffles, trop crédibles, ouverts, pseudo tolérants et prompts à la bonne morale, mais devait reconnaître que la plupart savaient faire preuve de franchise, ce qui ne suffisait pas à rééquilibrer mais était quand même une bonne chose.

Continuant sur sa lancée, Aaron admit que la jeune fille avait remporté ce défi haut la main (sa victoire aurait été encore plus écrasante si elle l’avait laissé en plan, mais il préférait ça comme ça), et lui proposa de lui lancer, à son tour un défi. Un éclair passa dans les yeux de la jaune et noire, et elle ne tarda pas une seconde pour monter au créneau, le traitant d’imbécile irresponsable et de ce genre de trucs, ce qui parvint à le faire rire. Décidément, c’était bien la sœur d’Oprah, un aveugle aurait pu le deviner. Aaron coupa court à la tirade assassine en la remerciant, ce qui eut un effet d’enfer. D’un côté, il se trouva lui, surpris, au bord des larmes, débordé par trop de choses pour pouvoir les analyser à ce moment-là. Zooey, elle, s’arrêta net dans sa lancée, le dévisageant avec surprise, comme si elle n’avait jamais pensé qu’un garçon comme lui puisse faire preuve un jour de bon sens et d’un minimum syndical de politesse. Aaron avait beau avoir été élevé dans le rejet des moldus et de leur descendance, il ne niait nullement leur humanité, se contentant de penser que la magie devrait être réservée à une certaine noblesse et ne pas être pratiquée par n’importe qui. C’était une nuance qui échappait à beaucoup de monde.

« Y a pas de quoi. Je crois bien que tu m’as promis un bisou si je réussissais, hm ? » Aaron détourna la tête pour regarder Zooey. Il ne parvenait pas à savoir si la jeune fille avait prononcé ces mots avec sarcasme pour tourner la situation en dérision ou si elle était sérieuse. A en juger par le malaise qui suivit aussitôt, cela devait être un peu des deux, bien qu’elle ait l’air aussi surprise que lui. Et beaucoup plus embarrassée. Le Serpentard ouvrit la bouche pour répondre mais fut coupé par la jeune fille. « Ehm. Oublie ça … ». Aaron la dévisagea en silence. Il y avait quelque chose d’attirant chez cette fille, entre son regard fuyant et la douceur qu’on devinait de sa peau, ses traits fins et délicats, ses cheveux en désordre. Il y avait un truc qui lui rappelait Oprah aussi, une sorte d’aura, de façon de se tenir, il ne savait pas quoi. Pourtant, quand il se serait empressé de profiter d’une ouverture pareille pour draguer une jolie fille, Aaron n’avait pas envie de jouer à ce jeu à ce moment-là. Pour une fois, il avait envie de garder une distance, un peu comme avec quelque chose que l’on manipule avec soin de peur de le briser. Non qu’il ait peur de la briser, mais il y avait quelque chose de quasi-sacré qu’il aurait eu le sentiment de briser. Dès lors, que devait-il faire ? Changer de sujet, comme le laissait entendre la dernière phrase, plus sèche, de la jeune fille, ou aborder la blague avec légèreté en prenant le risque de se heurter au mur si typique des sœurs O’Callaghan ? Aaron se mordit la lèvre, ne sachant trop que faire pour revenir à une situation normale. « Eh bien », finit-il par dire, « j’imagine que tu y as droit, non ? J’ai rien promis par contre, et j’ai pas dit quand. » C’était maladroit. Ca sous entendait qu’il aurait peut-être envie de lui faire un bisou plus tard aussi, alors que ce n’était pas le cas. Enfin, c’était pas dans ses plans. Ca y est, il était mal à l’aise. Chier. Aaron détourna le regard à son tour, se concentrant désormais sur la porte. « Bon allez, on oublie. C’est le mieux, surement. »

Le Serpentard resta silencieux un moment, immobile, se demandant bien si la tempête était passée. Et si Miss Teigne attendait devant la porte ? Et si Peeves avait fait une blague foireuse dans le couloir, n’attendant qu’eux pour que cela leur tombe dessus ? Ils risquaient le bureau d’Ombrage, ni plus ni moins. Et c’était pas une perspective réjouissante. « Faut qu’on fasse un plan de sortie, tu crois pas ? Genre, s’organiser un minimum histoire de pas se faire avoir tous les deux. Parce que vu le boucan, je pense pas qu’on s’en sorte comme ça. » Un plan OK, mais quel plan, alors ? Parce qu’il n’y avait qu’une porte, après tout ! « J’te propose d’être le premier à sortir, histoire de tâter le terrain. Si c’est dégagé, je reviens, si je reviens pas, c’est qu’il fallait pas sortir. » Comme ça il avait une chance de montrer qu’il était au moins à sa hauteur, si ça tournait au vinaigre. Non, Aaron n’était pas tellement amateur des sacrifices pour le geste. « Ou alors, on joue la sécurité et on installe la salle pour y passer la nuit ? Personne ne tiltera si on sort d’ici demain matin. » Ouais, ça pouvait être une idée aussi, se barricader. Et puis, ils pouvaient faire un aménagement cool avec une baguette magique.
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— ÂGE DU PERSO : Dix-sept printemps
— AMOUREUSEMENT : Libre comme l'air.
— SON CAMP : Zooey semble naïve, mais elle a un avis très posé sur la question; elle ne désire que la tranquillité afin de pouvoir poursuivre ses études dans les meilleurs conditions et de pouvoir profiter de sa famille paisiblement.
— TYPE DE BAGUETTE : 27,5 cm, en bois de saule, la baguette de Zooey est d'une souplesse très agréable. Elle contient un crin de licorne qui la rend parfaite pour les sortilèges de défense.
— MAISON : Poufsouffle, maison de la loyauté, ayant pour emblème le blaireau.
— STATUT DE SANG : Zooey est issue de l'union d'une moldue et d'un sorcier.
— PATRONUS : Le patronus de Zooey ressemble étrangement à un ragondin.
— AMORTENTIA : L'odeur du feu qui brûle dans l'âtre, le parfum du chocolat chaud fraîchement servit dont seul son père à la recette mélangé à celui de l'herbe fraîchement coupée.
— MIROIR DU RISÉD : Sur la surface plane du miroir, Zooey a un large sourire. Elle est entourée de son père et de sa soeur, qui lui renvoient tout deux son sourire réjouit. Il n'y a rien de particulier dans cette image; juste une famille apaisée et contente d'être ensemble. Chose que Zooey semble convoiter plus que tout au monde.

MessageSujet: Re: Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer - PV Zooey [Fini] Mer 18 Juin - 16:56

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∞ Le courageux à du courage et le brave aime à le montrer
Aaron était vraiment quelqu’un de particulier. Sous ses airs de beau blond coureur de jupons – c’était ainsi que je le représentais dans mon esprit, il avait des atouts physiques que je ne pouvais nier après tout – se cachait une personnalité bien plus complexe que ce qu’il voulait bien laisser paraître. Et bien entendu, je ne commençais à le voir que ce soir, alors que nous étions tous les deux coincés dans une salle déserte du quatrième étage. Sans que je m’en rende vraiment compte, ma vision de lui changeait petit à petit. Il m’agaçait moins, je le regardais sous un autre angle et mes réactions se faisaient plus douces que ce qu’elles auraient pu être s’il m’insupportait réellement. Je venais même à m’interroger sur qui il était vraiment, quand la glace était brisée. Comment se comportait-il avec ses proches ? Pourquoi était-il si distant avec les autres ? C’étaient là des questions dont je n’obtiendrais probablement jamais les réponses, mais je ne pouvais m’empêcher d’être curieuse. S’il ne me méprisait pas, je pensais que j’aurais pris plaisir à le connaître. Mais je sentais sa réserve quant à mon sujet, très certainement à cause de mon statut de sang – j’étais née d’une mère moldue et d’un père sorcier, je ne m’en suis jamais cachée – et de ma maison, Poufsouffle. Et je ne pouvais m’empêcher de ressentir un fort pincement au cœur en y pensant.
Il n’était pas le seul sorcier à songer que les sang-mêlés et les nés moldu n’avaient rien à faire dans le monde de la magie. Je savais que de nombreux autres partageaient cet avis mais cela me faisait toujours aussi mal d’y être confrontée ; je ne me sentais pas à ma place dans le monde des moldus et le seul endroit où je me sentais vraiment bien, beaucoup clamait que je n’avais rien à y faire. Comme si j’étais un déchet des deux mondes dont personne ne voulait. A chaque fois, je retenais l’envie de hurler sur mes interlocuteurs pour leur faire comprendre que je ne valais pas moins qu’eux. Mais à chaque fois je restais en fait silencieuse à ce sujet, préférant garder mes remarques pour moi et ignorer les regards pesants qu’ils me lançaient. Je n’avais jamais parlé de ce que je ressentais à qui que ce soit ; pas même mon père ou encore Oprah. Ils ignoraient tous à quel point ce sujet me mettait mal à l’aise. Parfois, ça me donnait même envie de pleure et de m’enfuir. Comme maintenant, mais la situation ne se prêtait guère à une crise de nerfs. Je devais ravaler mes larmes et faire comme si de rien n’était, attendre que la tension passe.

J’écoutais donc Aaron d’une oreille discrète alors qu’il vantait les mérites de la mauvaise foi, chose dont les Poufsouffles manquaient cruellement selon lui. Je le regardai, un sourcil haussé bien haut pour lui demander silencieusement où il voulait en venir comme ça, alors qu’il marquait une pause avant d’affirmer que ce n’était pas une si mauvaise chose en soi. Je secouais distraitement la tête en soupirant, sentant une fois de plus sa réserve. Il n’était clairement pas fan des Poufsouffles, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure. Et pourtant … Il semblait me supporter ce soir. Mieux que d’habitude. Je voyais cela comme un point positif, même si je savais parfaitement qu’il était obligé de m’adresser la parole et qu’en temps normal il ne l’aurait pas fait. Enfin … Il ne lui en fallut pas plus pour me proposer de lui lancer un nouveau défi. Et il ne m’en fallut pas plus pour le remettre à sa place et me ridiculiser de manière lamentable par la même occasion. Je venais de lui réclamer ouvertement le bisou qu’il m’avait promis avant que je ne réveille la bibliothécaire. Et même si c’était surtout pour lui rabattre son caquet, je ne pus m’empêcher de rougir et de lui dire d’oublier ce que je venais de dire.
Un silence lourd, qui me mit franchement mal à l’aise, s’ensuivit. J’avais visiblement dis quelque chose de travers, il n’y avait pas besoin d’être un génie pour s’en rendre compte et je ne pus m’empêcher de m’en vouloir. Je m’étais mise mal à l’aise moi-même, c’était une chose, mais je devais certainement avoir embarrassé mon interlocuteur au passage, ce qui n’était absolument pas mon objectif ; je voulais juste le distraire pour qu’il cesse d’avoir de mauvaises idées. Je n’osais le regarder, de peur de croiser un regard accusateur et emplit de jugements. Je gardai donc mes yeux rivés sur mes doigts, noués les uns aux autres pour éviter qu’ils ne s’agitent à cause de la nervosité dont j’étais la victime. Fort heureusement, le blondinet brisa le silence, abordant le sujet avec un air assez nonchalant. Je lui étais éternellement reconnaissante ; il ne se moqua pas de moi, ni ne mentionna mon embarras. Il admit que j’y avais bien droit, mais me signala qu’il n’avait rien promis, ni dit quand j’aurais droit à ma ‘’récompense’’. Heureusement quelque part, car je n’étais pas sûre de quelle aurait été ma réaction s’il avait décidé d’agir autrement …

Il ne tarda pas à plonger de nouveau dans le silence, après avoir affirmé que nous oublions tous deux cet incident, et je l’imitai bien malgré moi. Toutefois le silence fut de nouveau brisé lorsqu’il proposa que nous organisions un plan pour sortir de là. Ou alors que nous jouions la sécurité pour cette nuit et que nous ne ressortions que le lendemain matin, assez tôt pour que personne ne remarque notre absence. Je devais bien avouer que la seconde option me semblait la plus raisonnable, chose que je m’empressai de dire à mon interlocuteur.
« Ton enthousiasme et ton courage font plaisir à voir, vraiment. Mais reste assis. Je suis sûre que Miss-Teigne traîne dans le coin, avec tout le boucan que j’ai fait c’est même plus que certain. Ce serait trop bête que tu sortes tout en sachant que tu vas te faire chopper … ! J’préfère largement qu’on établisse un campement ici plutôt qu’on aille tout droit dans un piège ou je sais pas trop quoi. »
Suite à ces bonnes paroles, je ne tardai pas à me décoller du mur contre lequel je m’étais avachie, me redressant pour m’étirer avant de bailler. Les événements de la soirée m’avaient quelque peu fatiguée, mais pas au point où je risquais de m’écrouler dans les bras de Morphée. Je pouvais encore me montrer assez active pour établir un petit campement de fortune assez confortable pour que nous permettre de passer la nuit sans trop de problèmes. Je me mis donc debout, époussetant au passage la jupe de mon uniforme et ma robe de sorcier avant de me tourner vers lui, attendant de suivre ses directives. Car je n’avais aucune idée de ce que nous pouvions bien faire de toutes ces tables et chaises. Je le regardais donc franchement, les sourcils légèrement haussés dans un masque de fausse innocence alors que je m’adressais à lui avec une note de sarcasme plus qu’évidente.
« Alors, sir Lannon, avez-vous une idée de ce que vous voulez installer pour la nuit ? Et surtout survivrez-vous à une nuit en dehors de votre dortoir ? »
Je ponctuais la fin de ma phrase par un large sourire joueur, témoignant qu’il n’y avait, derrière mes mots, pas la moindre arrière-pensée.

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MessageSujet: Re: Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer - PV Zooey [Fini] Jeu 19 Juin - 16:13

Quelques secondes à peine après qu’il eut émis ses idées pour une organisation de fin de soirée, Zooey manifesta sa nette préférence pour le second plan, celui d’un aménagement de la salle pour y camper, en quelques sortes. Elle n’avait pas tort en disant qu’ils avaient de bonnes chances de tomber dans un piège, et pourtant, c’était ce qui était excitant, non ? Aaron aimait faire face à des situations dangereuses et prendre des risques. Bon, certaines mauvaises langues appuieraient sur le fait que c’est justement cet appétit qui le fit provoquer la Poufsouffle ce soir-là, et qui faillit lui valoir un sale quart d’heure en compagnie de gens, recommandables, mais pas au milieu de la nuit. Le Serpentard ne voyait pas là un entêtement à vouloir se montrer plus fort que les autres, mais les prises de risques lui procuraient une adrénaline qui le rendait vivant, lui faisait relativiser de nombreuses choses. C’était en prenant des risques qu’il s’était découvert et construit. Aussi, le choix de Zooey le déçut légèrement, bien qu’elle ait tout à fait raison pour ce soir-là : inutile d’en faire trop après ce qu’il s’était passé. Et inutile de la mettre en danger elle aussi, vu qu’elle ne le désirait probablement  pas.

Il la regarda se lever, son regard se perdant un instant devant les jolies courbes de la sorcière. Elle croisa son regard, ne sembla pas l’avoir remarqué – ou du moins ne le fit elle pas comprendre – et prit à nouveau la parole, taquine, cette fois. « Alors, sir Lannon, avez-vous une idée de ce que vous voulez installer pour la nuit ? Et surtout survivrez-vous à une nuit en dehors de votre dortoir ? » Aaron revint à lui, clignant les yeux comme un enfant que l’on tire un peu trop brusquement du sommeil. Elle voulait jouer à la dérision ? Elle ne savait pas à qui elle avait affaire. Le gallois sourit à son tour, et haussa les épaules avec détachement : « Eh bien, comtesse O’Callaghan, sachez que je n’en ai pas la moindre idée. Pas même une fichtre petite idée. Je suppute que nous allons devoir improviser, art dans lequel vous excellez, n’est-ce pas ? ». Il se tut, fier de lui. Jusqu’à ce qu’il réalise qu’il n’avait pas dit un mot sur la seconde question, pourtant la plus sarcastique. « Ma foi, nous avons tous deux survécu à une horrible compagnie ce soir, et enduré bien des tortures avant de nous tenir là où nous sommes. » Il se leva, le dos bien droit, et fit un pas, puis un second, vers Zooey. « Une nuit, fut-elle dans la jungle, semble être un châtiment honnête face à ça. » Et voilà. Qu’elle réponde à ça sans faillir et il voudrait bien manger un  choixpeau, tiens ! Planté à quelques pas de son interlocutrice, Aaron la toisa du regard, puis s’écarta pour aller s’asseoir sur une table non loin de là. Etrange comme le destin tissait les choses. Il aurait pu, si un simple objet en avait décidé ainsi sept ans plus tôt, se retrouver à Gryffondor (Poufsouffle et Serdaigle étant plus improbables). Serait-il le même aujourd’hui ? Non, il ne côtoierait probablement pas les mêmes personnes, n’aurait peut-être même plus du tout les mêmes convictions. Il pourrait même être devenu un de ces fervents défenseurs d’Harry Potter, « l’Elu ». En serait-il malheureux ? Probablement pas. Il remerciait le Choixpeau d’en avoir décidé ainsi, mais se disait de plus en plus qu’il suffisait d’un rien, un rien du tout, pour faire basculer totalement une personne.

Bon, c’était bien beau de penser à tout ça, mais ça ne faisait pas franchement avancer le schmilblick. Aaron se retourna pour observer la salle de cours un détail. La salle n’était pas grande, juste assez pour y faire tenir un groupe d’une vingtaine d’étudiants : cela devait être une salle annexe d’arithmancie ou de quelque chose comme ça. Les rangées étaient nettes et donnaient une allure quasi militaire à la salle, comme si tout était en fait millimétré. Il n’y avait rien sur le bureau, pourtant grand, et les armoires étaient fermées, probablement à clef. Bref, il n’y avait rien, absolument rien, pour les aider à dormir confortablement. Se souvenant avoir parlé de jungle un peu plus tôt, Aaron se dit qu’elle aurait probablement été, de base, plus douillette. Premier objectif : se faire de la place. Ils n’allaient pas dormir sur les tables, c’était peu probable. A moins de toutes les mettre bout à bout pour en faire une plateforme surélevée, qu’ils pouvaient aussi aménager. Ouais. Ca donnerait ptêtre moins l’impression de squatter. Et ils pourraient tomber pendant la nuit, c’était rigolo.

Le gallois s’attela rapidement à la tâche, non sans avoir jeté un sortilège pour insonoriser la porte et éviter qu’ils ne se fassent bêtement pincer. Zooey vint aider, et ils vinrent rapidement à bout de leur travail. Il retira son sweetshirt pour le poser en guise d’oreiller, ou de couverture, selon. « Tu sauras ramollir les bureaux ? Genre, donner l’impression que le bois est moins dur que du vrai bois ? Ou leur donner un peu de chaleur, comme un poêle ? » Voilà, pendant que Zooey s’occupait de la tente (il ne lui avait pas franchement laissé le choix, ne sachant lui-même pas arranger ça), il s’occupait de dehors. Aaron marmonna une formule, et fit disparaître toute la lumière de la salle : seul un rideau de lumière filtrait du dessous de la porte. Puis, agitant sa baguette, le jeune homme fit apparaître des tas de petites sources lumineuses au-dessus d’eux, telles des étoiles d’un fragment de voie lactée. Il s’approcha ensuite d’une boule lumineuse, la toucha doucement du bout des doigts, ce qui eut pour effet de la faire prendre une teinte un peu plus vive. Décidément, Aaron aimait ce tour de passe-passe. Le sorcier arrangea rapidement les étoiles pour que l’on puisse lire : Zoey est une quiche. Haha. Elle avait qu’à répondre, tiens.
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— PROFESSION : Etudiante en septième année à Poudlard
— ÂGE DU PERSO : Dix-sept printemps
— AMOUREUSEMENT : Libre comme l'air.
— SON CAMP : Zooey semble naïve, mais elle a un avis très posé sur la question; elle ne désire que la tranquillité afin de pouvoir poursuivre ses études dans les meilleurs conditions et de pouvoir profiter de sa famille paisiblement.
— TYPE DE BAGUETTE : 27,5 cm, en bois de saule, la baguette de Zooey est d'une souplesse très agréable. Elle contient un crin de licorne qui la rend parfaite pour les sortilèges de défense.
— MAISON : Poufsouffle, maison de la loyauté, ayant pour emblème le blaireau.
— STATUT DE SANG : Zooey est issue de l'union d'une moldue et d'un sorcier.
— PATRONUS : Le patronus de Zooey ressemble étrangement à un ragondin.
— AMORTENTIA : L'odeur du feu qui brûle dans l'âtre, le parfum du chocolat chaud fraîchement servit dont seul son père à la recette mélangé à celui de l'herbe fraîchement coupée.
— MIROIR DU RISÉD : Sur la surface plane du miroir, Zooey a un large sourire. Elle est entourée de son père et de sa soeur, qui lui renvoient tout deux son sourire réjouit. Il n'y a rien de particulier dans cette image; juste une famille apaisée et contente d'être ensemble. Chose que Zooey semble convoiter plus que tout au monde.

MessageSujet: Re: Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer - PV Zooey [Fini] Lun 23 Juin - 16:35

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Aaron & Zooey




∞ Le courageux à du courage et le brave aime à le montrer
Ma situation actuelle me rappelait étrangement les situations dans lesquelles j’avais pu me trouver étant enfant, au détail près que ce n’était pas Oprah qui était avec moi, mais Aaron, un de ses camarades de Serpentard. Plus jeune, je n’étais pas le genre d’enfant à rester au même endroit plus de dix minutes ; je ressentais le besoin constant de bouger, de me dépenser, et bien souvent ma sœur était la seule compagnie que je désirais dans ce genre de moment. Alors que là … Je n’avais pas vu ma sœur depuis quelques jours déjà et je me trouvais en compagnie d’un jeune homme qui était censé m’agacer au plus haut point. Pourtant, contrairement à ce que j’aurais pu croire quelques jours auparavant, la situation ne me déplaisait pas tant que cela. Il était certes inconfortable de se retrouver dans une salle de classe déserte suite à une escapade nocturne ayant mal tourné, cependant je n’étais pas en si mauvaise compagnie que cela. Aaron avait beau avoir une personnalité que je ne parvenais pas à cerner – c’était entre autre ce qui m’agaçait réellement – il n’était pas pour autant un mauvais bougre, bien au contraire. Je pense que s’il avait vraiment mauvais fond, il serait parti dès qu’il en aurait eu l’occasion sans même me demander mon avis. Or, il était resté en ma compagnie et ce malgré le fait que je puisse me révéler être très agaçante à ses yeux. Il ne m’avait pas laissée seule et je lui en étais très reconnaissante.
Enfin … Je fus soulagée de constater que ma tentative d’humour n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd ; il eut d’abord l’air complètement perdu, comme s’il ignorait totalement que j’étais dotée d’un quelconque sens de l’humour, avant de se reprendre, tentant tant bien que mal de formuler une réponse digne de ma première réplique. Je ne pus retenir un éclat de rire plus que sonore lorsqu’il s’adressa à moi comme étant la ‘’Comtesse O’Callaghan’’. Je me dépêchai de plaquer mes mains sur ma bouche pour étouffer le reste de mon rire. Il marqua une pause alors que je tentais de contrôler mon hilarité, les joues rouges et les yeux brillants. Je n’étais aussi démonstrative avec une autre personne que ma sœur qu’en de rares occasions, mais je devais bien avouer que la répartie du blond était plutôt drôle. Au premier abord surpris, il ne s’était pas démonté pour autant. Bien au contraire même, il avait enchaîné sur la plaisanterie sans trop se poser de questions. Puis il avait repris la parole, employant le même ton soutenu, pour m’affirmer qu’une nuit passée dans une salle de classe ne devait pas être si terrible que ça après ce que nous avions fait. Mes rires redoublèrent alors et je fis de mon mieux pour les étouffer derrière la paume de mes mains.

Je mis quelques longues secondes à me calmer, tentant tant bien que mal de respirer calmement … Aaron allait très probablement me prendre pour une folle. Et il aurait très probablement raison ; je ne devais vraiment pas avoir l’air net à rire comme ça, mais que voulez-vous ? J’avais les nerfs qui lâchaient, après tant d’émotions en une soirée … Enfin, une fois calmée, je regardai le Serpentard s’agiter pendant un moment avant de me décider à venir lui donner un coup de main. Je l’aidai à rassembler toutes les tables pour n’en faire au final qu’une grande sur laquelle nous passerons la nuit. Suite à cela il ôta sa veste et la déposa sur la table. Je ne pus m’empêcher de jeter un coup d’œil discret à la parcelle de peau qui s’était dévoilée alors qu’il levait les bras pour l’enlever avant de rapidement secouer la tête dans l’espoir de reprendre mes esprits. Je me sentis néanmoins rougir et espérai vraiment que le blond ne s’en rendrait pas compte.
Je ne me repris que lorsqu’il m’adressa la parole, me demandant si je pouvais faire quelque chose contre la surface trop dure et trop froide des tables. Je lui adressai un sourire timide en hochant la tête. Brandissant ma baguette distraitement, je réfléchis quelques secondes avant de marmonner une formule que j’avais lue dans un livre, mais que je n’avais jamais testée auparavant. Je croisai les doigts pour que cela réussisse. Fort heureusement pour moi, les tables gardèrent leur aspect originel et, quand je posai ma main sur la surface de l’une d’elle, ma main sembla s’enfoncer dans du coton. Je souris, satisfaite de ma prouesse, et me tournai vers mon interlocuteur pour lui faire part de ma réussite, fière.
« Le couchage de Sir Lannon est avancé ! »
Je ne perdis pas plus de temps et me débarrassai de ma robe de sorcier réglementaire pour m’en servir comme d’une couverture, n’ayant clairement pas besoin d’oreiller tellement les tables étaient à présent moelleuses. Je m’allongeai, soupirant de bien être en me cachant presque sous mon vêtement sombre et fixai distraitement les lumières qu’avaient fait apparaître le jeune homme. Je ricanai en voyant la mauvaise blague qu’il m’avait faite. Je sortis une nouvelle fois ma baguette et assemblai les lumières de façon à former un gorille juste en dessous de l’inscription ‘’Zooey est une quiche. Je faisais là bien entendu référence à notre première rencontre, où je l’avais insulté de gorille. Je jetai un regard presque triomphant au blond en faisant apparaître une écharpe autour du coup du primate, qui ressemblait étrangement à celle des Serpentards en hiver. Je ne pus m’empêcher de glousser bêtement suite à mon minable tour de passe-passe et me laissai retomber sur l’une des tables, l’air détendu.
« J’allais dire que tu n’étais si mauvais bougre pour un gorille … Mais je ne suis pas sûre de moi là … »

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MessageSujet: Re: Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer - PV Zooey [Fini] Jeu 26 Juin - 18:26

Cela faisait un moment qu’Aaron n’avait pas passé un moment hors du temps, loin de toutes ses préoccupations quotidiennes, de la pression familiale, des tactiques de Quidditch. Il n’avait pas souvent l’occasion de faire de la magie juste comme ça, pour s’amuser, et c’était finalement assez regrettable. La salle de cours, dans la pénombre, illuminée par ces dizaines de petites étoiles, était méconnaissable. On aurait dit qu’elle avait fait tomber les voiles du temps et de l’espace, et qu’elle s’étendait, mouvante, vers l’invisible, l’inconnu. Debout au milieu de sa voie lactée, le Serpentard ferma les yeux un instant, détendu. Il en oublia même un moment les désastres de la soirée.

Zooey avait changé. Elle s’était peu à peu détendue, ses traits s’allégeant avec douceur pour montrer, peu à peu, une fille agréable, souriante et taquine, ce qui était étonnant vu les prises de bec qu’il avait eu avec elle ces derniers jours. Et même ce soir-là. Il ne put retenir un sourire en la revoyant tenter d’étouffer un rire, plaquant ses mains à sa bouche comme une enfant insouciante. Zooey était une fille vraie, entière, sans artifice. Elle pouvait sembler aussi abrupte qu’une pierre rugueuse, mais avait de toute évidence une forte sensibilité, qu’elle ne cachait pas. Il ne put s’empêcher de penser à Oprah qui lui ressemblait par bien des côtés, mais qui n’avait pas, elle, cette facilité à se montrer aux autres. Peut-être que la différence résidait dans le fait qu’Oprah ne se connaissait pas vraiment, continuait à se chercher, ne s’acceptait pas vraiment, alors que sa sœur savait tout cela, mais rechignait à le montrer, de peur de se blesser encore.

Aaron revint à lui, rappelé à la réalité par le petit rire de la Poufsouffle non loin de là. Il ouvrit les yeux et, réalisant qu’elle venait de toute évidence de changer des étoiles, fit quelques pas sur le côté pour l’admirer. Un gorille était apparut en dessous de sa phrase, prenant une pose grossière, une écharpe à l’insigne de serpent autour du cou. Le gallois éclata de rire à son tour : c’était bien vu. « J’allais dire que tu n’étais si mauvais bougre pour un gorille … Mais je ne suis pas sûre de moi là … ». Aaron se mordit les lèvres, regardant la jeune fille, souriante. « Op’ m’a aussi traité de gorille pas plus tard que la semaine dernière. Elle disait que j’étais, je cite… euh… ‘’une sorte de gorille séducteur : prétentieux, stupide, inutile’’. » Le jeune homme se gratta la tête avec un air stupide et demanda : « j’y ressemble tant que ça ? ». Ou s’étaient-elles passé le mot ? Dans tous les cas, le fait que la Poufsouffle en fasse référence le faisait rire, c’était déjà ça. Il ne mentionna pas que son Patronus était un ours, animal qui n’était pas toujours plus malin que les gorilles semblait-il, mais il savait que ce n’était qu’une image qu’il véhiculait, ses résultats scolaires en témoignaient.

Le vert et argent se hissa à son tour sur les tables, à côté de la demoiselle. Il fut surpris de constater à quel point le bois, froid, semblait avoir laissé place à un cocon douillet, et ça, c’était chouette. Sa main parcourut la surface des tables en douceur, comme s’il voulait saisir du bout de ses doigts quelque chose. « Faudra que tu m’apprennes à faire ça. » Non, ça, c’était des conneries. Il ne fallait rien du tout. Il avait passé une soirée moins désagréable que prévue, certes, et Zooey s’était révélée être une fille bien différente de ce qu’il avait en tête dans un premier temps, mais il ne voulait pas se mettre à la côtoyer régulièrement. De là à ce qu’en plus, elle lui apprenne de la magie, il ne pouvait pas se le permettre. Ce sort devait être répertorié à la bibliothèque, il n’aurait qu’à y faire un tour. « Non, oublie ça », ajouta-t-il avec lenteur, comme si ces mots avaient du mal à sortir, faisant un étrange écho à certains propos de la sang-mêlée.

Aaron s’allongea alors sur leur matelas de fortune, les yeux fixes, grands ouverts, semblant fixer les lumières au-dessus d’eux. La soirée devait déjà être bien entamée, et s’ils voulaient se réveiller avant l’arrivée des premiers élèves, il ne leur fallait pas trop tarder pour se coucher. Amer, Aaron ne savait pas trop que dire après avoir été aussi sec dans ses propos. Il avait l’impression de régresser, revenir en arrière, de briser quelque chose, mais il ne pouvait vraiment pas se permettre autre chose. D’un côté parce que les autres Serpentards lui accorderaient beaucoup moins de crédit s’il passait du temps avec une telle fille, et que ses relations avec les sang-purs de Poudlard, si laborieuses à tisser, en pâtiraient forcément, ce qu’il ne souhaitait pas non plus. D’un autre côté, ses principes, son éducation, ses valeurs, ses idéaux, tout ça était contradictoire avec ses envies immédiates, et il savait qu’ils finiraient de toute façon par faire barrage à une amitié durable avec Zooey. Et malgré cela, le Serpentard était terriblement amer, songeant qu’il se serait bien rapproché d’elle à ce moment, un peu, hors du temps.
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— TYPE DE BAGUETTE : 27,5 cm, en bois de saule, la baguette de Zooey est d'une souplesse très agréable. Elle contient un crin de licorne qui la rend parfaite pour les sortilèges de défense.
— MAISON : Poufsouffle, maison de la loyauté, ayant pour emblème le blaireau.
— STATUT DE SANG : Zooey est issue de l'union d'une moldue et d'un sorcier.
— PATRONUS : Le patronus de Zooey ressemble étrangement à un ragondin.
— AMORTENTIA : L'odeur du feu qui brûle dans l'âtre, le parfum du chocolat chaud fraîchement servit dont seul son père à la recette mélangé à celui de l'herbe fraîchement coupée.
— MIROIR DU RISÉD : Sur la surface plane du miroir, Zooey a un large sourire. Elle est entourée de son père et de sa soeur, qui lui renvoient tout deux son sourire réjouit. Il n'y a rien de particulier dans cette image; juste une famille apaisée et contente d'être ensemble. Chose que Zooey semble convoiter plus que tout au monde.

MessageSujet: Re: Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer - PV Zooey [Fini] Sam 28 Juin - 16:56

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Aaron & Zooey




∞ Le courageux à du courage et le brave aime à le montrer
Allongée sur la table et les yeux à moitié fermés, j’observais d’un air absent les lumières qu’avait fait apparaître Aaron. Sa petite farce scintillait à côté de la mienne, comme un rappel de nos débuts difficiles. Toutefois maintenant j’étais venue à penser que nous pourrions peut-être sur la voie de créer une amitié un peu bancale … Ou tout du moins je l’espérais. Après tout l’un comme l’autre nous avions chacun notre propre caractère et il n’était pas étonnant que nous nous disputions de temps à autre. Cependant le blond ne semblait pas être une mauvaise personne, bien au contraire même. Il savait même faire preuve d’un certain sens de l’humour, un peu piquant certes, mais pas moins amusant à mes yeux. Je n’avais d’ailleurs pu m’empêcher d’esquisser un sourire alors qu’il ordonnait à ses petites lucioles magiques d’indiquer que j’étais une quiche. Lui-même rigola à gorge déployée lorsqu’il aperçut le gorille aux couleurs de Serpentard que j’avais fait apparaître. Mon sourire s’élargit considérablement alors que son rire résonnait à mes oreilles, ne pouvant m’empêcher de vouloir le faire rire à nouveau juste pour l’entendre. Je me sentais bien ridicule alors que cette pensée me traversait l’esprit, mais je n’avais pas la force ou l’envie de la chasser. Sous ses airs arrogants et fiers, Aaron était quelqu’un que j’avais envie de découvrir, d’apprendre à connaître. Je voulais en savoir plus à son sujet, mais je n’osais le lui dire ou autre, de peur de me faire rejeter.
Le rejet était quelque chose que je supportais très mal. Ce n’était pas seulement avec Aaron. L’abandon – le rejet – de ma mère était encore une blessure mal cicatrisée que je portais encore. Je n’en parlais pas, jamais, à personne. Pas même à Oprah qui savait tout ce qui me tourmentait d’habitude. Elle savait que j’avais mal vécu le départ de notre génitrice, elle savait que je ne voulais pas en parler. Mais elle ignorait à quel point cela me faisait mal d’y penser ou même de me faire rejeter par les autres juste à cause de mon statut de sang. Cela me brisait le cœur à chaque fois. Néanmoins je ne pouvais en parler à ma jumelle car je savais qu’elle en souffrait autant que moi et je savais que si je lui faisais part de mes souffrances, elle en souffrirait aussi. Et je ne voulais pas cela. Elle avait déjà son lot de problèmes qu’elle devait gérer, je ne pouvais décemment pas en rajouter une couche.

Je sortis de mes pensées en entendant la voix du jeune homme, tournant la tête de manière instinctive vers lui. Il affichait un air quelque peu ahuri – qui lui allait décidément mieux que l’air dur qu’il portait habituellement – en me demandant si je trouvais qu’il ressemblait réellement à un gorille. D’humeur joueuse, je le regardai, pensive. Je laissai mes yeux parcourir tout son corps ; plutôt musclé mais pas trop imposant non plus, il était loin d’être désagréable à regarder, je devais bien l’avouer … Rougissant légèrement et bénissant la semi-pénombre dans laquelle nous étions plongée, je lui adressai un sourire presque moqueur. Je me tournai totalement sur le côté pour lui faire face, posant mon menton dans le creux de ma main pour garder la tête droite.
« Tu n’as pas de caractéristiques physiques à proprement parler de nos cousins primates … Néanmoins, quand tu t’y mets, on dirait véritablement un gorille. Tu sais, quand tu fronces les sourcils, que tu fais la tête … Là tu ressembles vraiment un gorille, genre grrrr ! »
Je grognai de manière fort peu convaincante, certes mais je tentais là de faire un peu d’humour dans l’espoir de conserver l’atmosphère détendue qui s’étendait autour de nous. Je me laissais aller de nouveau à côté du blond, restant sur le côté, posant ma tête sur la surface confortable de la table. Ce fut à ce moment-là que le jeune homme se décida à me demander si je pouvais lui apprendre le petit tour que j’avais mis en place pour les tables. Je lui adressai un sourire chaleureux, prête à accepter mais l’adolescent se rétracta rapidement, me demandant d’oublier sa demande. Mon sourire se figea alors que je le fixai, comme si je venais de me prendre une claque. Chassez le naturel et il revenait au galop, comme on disait … Mais cela n’en restait pas moins douloureux. Je me forçai à reprendre un air plus neutre, moins choqué … Je détournai le regard du visage du Serpentard avant de murmurer d’une voix sèche, la gorge serrée ;
« Comme tu veux … »
A peine ces quelques mots sortis de ma bouche, je lui tournai le dos, utilisant mon bras comme un oreiller. Je savais pertinemment quel était son avis sur les différents statuts de sang après tout, je ne devrais pas être surprise du fait qu’il ne désire pas ternir sa réputation en trainant avec moi. Je ne devrais pas non plus avoir mon cœur qui se serrait douloureusement à cette pensée. Le cœur lourd, je préférai garder le silence tout en cherchant le sommeil. La soirée avait mal commencé, certes, mais elle s’était révélée plus agréable que prévu … Je n’avais pas envie qu’elle se termine sur une note négative.

© .JENAA

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Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer - PV Zooey [Fini]

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