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 Entre affaires et averses - PV Zooey

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Aaron A. Lannon

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— PSEUDOs : Aaron
— HIBOUX ENVOYÉS : 72
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— AVATAR : Hunter Parrish

— ÂGE DU PERSO : 17 ans
— AMOUREUSEMENT : Célibataire
— PATRONUS : Un Ours

MessageSujet: Entre affaires et averses - PV Zooey   Sam 28 Juin - 17:22

Aaron marchait en silence, ses pas résonnant sèchement dans la petite rue pavée. Pré-Au-lard aurait dû être blindé de monde en ce jour de week-end, mais la météo, peu sensible à ce genre de choses, en avait décidé autrement. De gros nuages noirs s’amoncelaient au-dessus du petit village, et la plupart des étudiants sorciers avaient décidé, pour éviter tout désagrément, de rester soit au château soit dans une salle agréable et chauffée : les Trois Balais en étant le parfait exemple. Le petit pub était illuminé de l’intérieur par des tas de bougies de couleurs diverses, et les vitres, étincelantes, laissaient voir fugacement aux passants des mines enjouées et sereines. Le Serpentard passa rapidement devant le bar et bifurqua vers une petite ruelle sur sa gauche. Les Trois-Balais n’était pas la seule animation du village, et si la plupart de ses amis et connaissances avaient préféré s’y retrouver pour une partie de poker plutôt que de traîner dans les ruelles comme lui, ils ne lui laissaient pas moins plus de champ libre pour faire ce qu’il avait à faire. Non, il ne s’agissait pas là d’une mission secrète pour le compte de qui que ce soit, ou de quoi que ce soit de vraiment sérieux, mais la discrétion était tout de même de mise.

La vieille porte coulissa en grinçant bruyamment, laissant filtrer un éclair de lumière dans la pièce poussiéreuse. Aaron dû plisser les yeux pour voir à l’intérieur, une forte odeur de crasse et de sueur l’assaillant au même moment. L’endroit n’avait pas changé depuis des années. Si ses parents apprenaient un jour qu’il allait dans ce genre de lieux, cela créerait sans doute un scandale de plus, ce qu’il souhaitait éviter tant que c’était possible. Apprendre que leur fils trempait dans des histoires louches ne risquait pas de les rassurer, même s’il était bien loin de faire des choses aussi graves ou compromettantes que son père une vingtaine d’années plus tôt. Le vert-et-argent esquissa un sourire et s’avança lentement vers la silhouette trapue qui le regardait, silencieuse, derrière le comptoir. « Bon, il t’en faut combien aujourd’hui Albert ? », demanda l’homme. Albert. Aaron ne se faisait appeler par son vrai nom que par une poignée de personnes, et souvent pour de bonnes raisons. Personne ne ferait le lien entre un dénommé Albert et Aaron si une fuite venait à se faire, et la couverture, bien qu’il n’en s’agisse pas tout à fait d’une, était bien utile. « J’vais t’en prendre trois », dit-il simplement, posant une bourse bien remplie sur le comptoir crasseux. L’homme, ventripotent, l’ouvrit lentement et commença à compter en silence, des rides sur son visage, comme pour un effort soudain. Il y avait 25 Galions, Aaron avait fait le compte pas plus tard que le matin même. L’homme finit par acquiescer et partit à l’arrière de la boutique en marmonnant, non sans avoir empoché en passant la monnaie. Il revint une petite minute plus tard et tendit un paquet au jeune homme, qui le remercia chaleureusement et s’éclipsa sans plus faire d’histoires.

Son sac nouvellement rempli en bandoulière, Aaron avançait lentement, indécis quant à l’endroit où se rendre désormais. Il ne pouvait pas décemment franchir la porte des Trois-Balais sans risquer de se faire fouiller, mais l’idée de rentrer seul à Poudlard sous une pluie imminente ne lui plaisait guère. Bon, le mieux, ce serait peut-être de mettre le sac dans un endroit sûr, au sec, et puis de profiter quand même de l’après-midi à l’abri pour aller plumer ses amis au poker. La réussite de l’opération résidait simplement en la découverte d’un endroit approprié. Il commença à se faire une liste des cachettes qu’il connaissait en ville, puis se souvint de la petite grange, un peu à l’écart de la route sur la sortie du village, où, normalement, personne n’allait jamais, sauf pour planquer des trucs. Idée parfaite, il devait juste se dépêcher avant de se faire tremper.

Le jeune homme passa les derniers bâtiments et commença à s’engager sur la route à la recherche de l’embranchement qui le mènerait à sa planque. Une goutte s’écrasa sur sa main, suivie rapidement d’une deuxième. Pas une de ces gouttes usuelles à Poudlard, fines et quasi quotidienne, non, il s’agissait là de gouttes de compétition : énormes et glacées. Elles annonçaient, tardivement, un déluge de tous les diables. Grommelant, le gallois mit sa capuche et commença à avancer, à en courir presque, pour éviter de se faire doucher avant l’heure. Son sac, lourd et pourtant fragile, le gênait, et il se maudit d’avoir tenté ce plan là. Il n’eut cependant pas longtemps le temps de s’en prendre au passé, heurtant de plein fouet, ou presque, une personne qui semblait faire comme lui : foncer tête baissée pour éviter le désastre. Il perdit l’équilibre, se rattrapant de justesse avant d’atteindre le sol, le bras droit levé pour éviter une collision à sa livraison. « Tu peux pas faire attention, un peu, non ? », dit-il en se relevant, le teint rouge, prêt à en découdre avec un importun.

Ce n’était pas un importun. Enfin, pas comme les autres. C’était une Poufsouffle dont il se souvenait bien, car il avait pensé à elle parfois, et à cette soirée où sa cheville les avait poussés dans un étrange retranchement. Zooey O’Callaghan. Un sacré bout de fille, pour quelqu’un de ses… origines. « Pardon, j’pensais à un de ces abrutis de Gryffondor. » Ouais, il avait l’air con, là. En plus, il commençait à pleuvoir vraiment, et ils étaient peu plantés sur un chemin au milieu des champs, le plan super. A croire qu’elle attirait la poisse, cette fille. « Tu t’es pas fait mal au moins ? » Bon, ouais, c’était un peu abrupt. Mais il avait tout fait, absolument tout, pour ne pas se retrouver en nez-à-nez avec cette fille, que ce soit en cours, dans les couloirs, pendant les repas, dans le parc, partout. Il faisait mine d’être occupé à chaque fois qu’il la voyait ou l’ignorait simplement. Elle lui faisait peur, mais il aurait dû savoir qu’il finirait inévitablement, par se retrouver dans ce genre de situation galère. Il aurait dû l’anticiper, s’y préparer. Mais la jeune fille n’avait peut-être pas envie de le revoir après ce qu’il s’était passé dans cette salle, et depuis. Elle allait peut-être simplement l’insulter et détaler. A ce moment précis, Aaron n’aurait su dire ce qui, entre la fuite et la confrontation, était profitable.
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L. Zooey O'Callaghan
sing me a lullaby before I go to sleep ϟ POUFSOUFFLE
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— PSEUDOs : Spoon
— HIBOUX ENVOYÉS : 276
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— AVATAR : Crystal Reed
— CRÉDITS : Mistaken (avatar) + Tumblr (gifs)

— PROFESSION : Etudiante en septième année à Poudlard
— ÂGE DU PERSO : Dix-sept printemps
— AMOUREUSEMENT : Libre comme l'air.
— SON CAMP : Zooey semble naïve, mais elle a un avis très posé sur la question; elle ne désire que la tranquillité afin de pouvoir poursuivre ses études dans les meilleurs conditions et de pouvoir profiter de sa famille paisiblement.
— TYPE DE BAGUETTE : 27,5 cm, en bois de saule, la baguette de Zooey est d'une souplesse très agréable. Elle contient un crin de licorne qui la rend parfaite pour les sortilèges de défense.
— MAISON : Poufsouffle, maison de la loyauté, ayant pour emblème le blaireau.
— STATUT DE SANG : Zooey est issue de l'union d'une moldue et d'un sorcier.
— PATRONUS : Le patronus de Zooey ressemble étrangement à un ragondin.
— AMORTENTIA : L'odeur du feu qui brûle dans l'âtre, le parfum du chocolat chaud fraîchement servit dont seul son père à la recette mélangé à celui de l'herbe fraîchement coupée.
— MIROIR DU RISÉD : Sur la surface plane du miroir, Zooey a un large sourire. Elle est entourée de son père et de sa soeur, qui lui renvoient tout deux son sourire réjouit. Il n'y a rien de particulier dans cette image; juste une famille apaisée et contente d'être ensemble. Chose que Zooey semble convoiter plus que tout au monde.

MessageSujet: Re: Entre affaires et averses - PV Zooey   Mar 15 Juil - 17:06


ENTRE AFFAIRES ET AVERSES
Give me love like her 'cos lately I’ve been waking up alone. Paint splattered teardrops on my shirt, told you I’d let them go and that I’ll fight my corner. Maybe tonight I’ll call ya after my blood turns into alcohol, no I just wanna hold ya.

La solitude n’était pas un phénomène auquel j’étais habituée ; depuis le moment où j’ai vu le jour je n’ai jamais été vraiment seule. Tout d’abord il y avait toujours eu ma sœur, Oprah, durant toute la durée de la grossesse de ma mère, puis il y avait toujours eu mon père. Lorsque j’étais arrivée à Poudlard, je n’avais jamais vraiment eu l’occasion d’être vraiment seule ; il y avait toujours quelqu’un, qui m’était plus ou moins proche de moi, à mes côtés. Des nouvelles têtes venues gonfler les rangs de Poufsouffle, des connaissances qui m’étaient devenues familières au fil des années et parfois même ma sœur lorsqu’elle n’était pas trop prise par ses obligations de préfète. Seulement aujourd’hui était une journée différente des autres dans le sens où j’étais complètement seule. Ce n’était pas comme si les autres m’insupportaient ou une raison semblable à celle que je venais de mentionner. Non. C’était juste que, ce matin, je m’étais levée avec une boule dans la gorge et l’esprit trop embrouillé par des pensées qui m’avaient tenue éveiller une bonne partie de la nuit. Je n’étais pourtant pas de nature angoissée ou stressée, mais un certain sujet m’était monté à la tête. Si bien que je peinais à penser à autre chose.
Ce sujet n’était autre qu’Aaron. Oui, Aaron Lannon, l’empêcheur de tourner en rond de service de Serpentard. Il semblait plus que désagréable au premier abord mais j’avais eu l’occasion de pouvoir voir ce qu’il pouvait bien cacher en dessous de cette carapace dans laquelle il s’enfermait. Et le pire, dans toute cette histoire, était que ce que j’avais vu ne m’avait pas déplu … Pourtant ce n’était pas l’envie d’affirmer le contraire qui me manquait. J’avais envie de pouvoir dire qu’Aaron était, au final, comme la majorité des Serpentards que j’avais pu croiser ; orgueilleux et méprisant. Mais pour le blond il ne s’agissait que d’une façade. Et j’avais terriblement envie d’en savoir plus à son sujet. Je voulais apprendre à le connaître, je voulais qu’il apprenne à me connaître et qu’il éprouve les mêmes choses que moi. Je voulais qu’il se souvienne de moi, je voulais qu’il ai envie de passer du temps en ma compagnie. Cependant je n’étais pas sûre que cela soit vraiment une bonne idée dans le fond. Après tout Aaron semblait être quelqu’un d’assez fier, qui ne se laissait pas aller aux sentiments ; cela voulait dire que soi je parvenais à le faire changer, soi je me brûlais les ailes à force de le côtoyer. Et je n’avais pas spécialement envie de trop élever mes espoirs pour rien …

C’était pour cela que j’avais pris la décision de m’isoler aujourd’hui. Je n’avais pas envie que les autres perçoivent mes doutes et mes angoisses, je n’avais pas envie qu’ils subissent ma mauvaise humeur. Alors j’avais décidé de pleinement profiter de la journée libre que nos professeurs nous avaient accordée ; j’ignorais tout des projets d’Oprah et n’avais pas vraiment l’envie qu’elle me voie dans cet état. Elle saurait tout de suite que quelque chose clochait. Elle le remarquerait tout de suite, dès que son regard croiserait le mien. Alors au lieu de passer du temps avec mes camarades dans les lieux populaires de Pré-au-Lard, j’avais préféré aller en bordure de la petite ville pour me vider l’esprit. J’avais longuement marché pour me retrouver à l’écart des bars que les étudiants appréciaient tant, prenant sans vraiment m’en rendre compte la direction de la petite campagne qui entourait le petit village de Pré-au-Lard. Je marchais sans vraiment avoir de but et aurait pu continuer encore longtemps ainsi si quelque chose ne s’était pas brusquement opposer à mon passage. Je heurtai un autre corps – visiblement masculin si je devais me fier à sa tailler et son absence de poitrine – et reculai de quelques pas sous l’effet du choc, avant que je ne trébuche en arrière. Je m’étalai de tout mon long sur le dos, me cognant légèrement l’arrière de la tête. J’ouvris la bouche pour râler cependant mon interlocuteur me devança.
Je levai les yeux vers lui, surprise, en entendant sa voix. Oh, il s’agissait donc d’Aaron. Je le regardai longuement, étonnée, avant de me relever un peu maladroitement. Une fois debout, j’époussetais le bas de mon pantalon, ainsi que l’arrière, et pus constater qu’il était un brin humide. Je jetai un rapide coup d’œil alors que le blond s’excusait vaguement, expliquant qu’il m’avait pris pour un Gryffondor. Je lui adressais l’ombre d’un sourire, peu convaincue, mais ne fis aucun commentaire à ce sujet. Je tirai sur les manches de ma veste – un vulgaire hoodie – alors qu’un frisson me parcourait et m’empressais de le rassurer suite à sa question ; m’étais-je fait mal en tombant ?
« Ca va … Je me suis juste cognée la tête, mais rien de bien grave je pense. »
Je tentai de lui adresser un sourire rassurant, malgré mon humeur maussade.
« Et toi … ? Pas de bobos ?»

Bloody Storm

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Come with me, into the trees. We'll lay on the grass and let the hours pass. Take my hand, come back to the land. Let's get away, just for one day .•°¤ Mags.
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Aaron A. Lannon

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MessageSujet: Re: Entre affaires et averses - PV Zooey   Mer 16 Juil - 16:21

La probabilité de se retrouver seul face à face à Zooey à cet endroit dans ces conditions précises étaient nulles. Toute personne sensée, à entendre autre que la bande à Potter et quelques illuminés de passage, aurait pensé la même chose. Mais le destin, la chance, le hasard - quel que soit son nom - semblait en avoir décidé autrement, au grand dépit d'Aaron. Il aurait préféré se retrouver face à un Troll en colère plutôt qu'au regard perçant de la jeune fille, c'était certain. Un Troll c'était con, après tout, il suffisait de courir pour que le problème soit réglé. Dans le cas présent, une fuite n'était - peut-être - pas la meilleure des idées.

Aaron revint lentement à ses esprits quand Zooey lui dit qu'elle ne s'était pas fait très mal, que sa tête avait juste heurté légèrement le sol. Ah oui. Collision. Oui, parce qu'il avait fallu, qu'en plus, il n'ait aucune échappatoire crédible. Embêté, Aaron balança machinalement son sac, qui tinta légèrement, l'obligeant à le poser au sol pour éviter d'attirer trop l'attention. « Et toi … ? Pas de bobos ? », demanda alors la Poufsouffle, qui semblait, à en croire par son sourire gêné, n'avoir rien remarqué de ce côté-là. Le vert et argent secoua la tête de gauche à droite lentement, légèrement baissée, histoire de ne pas se prendre trop de pluie sur le visage. Non, lui ça allait, il avait juste failli foutre en l'air son colis, se sentait comme un gamin pris sur le fait qu'on allait bientôt gronder - pour pas mal de raisons -, mais non il n'avait pas de bobos. Drôle de mot que bobo d'ailleurs, comme s'ils étaient encore un peu en enfance, quand son père sortait le bocal de poudre à perlinpinpin pour en souffler sur ses genoux écorchés.

« Non, ça va », marmonna-t-il, sa voix s’élevant à peine plus qu’un murmure. « Par contre, je sais pas toi, mais j’avais moyen prévu de prendre ma douche de cette façon aujourd’hui. » Ouais, ça ça voulait dire : c’est bien beau tout ça, mais il faudrait quand même pas qu’on reste plantés là deux heures à se dire des banalités, parce qu’avec un temps pareil, c’était grippe assurée. Et ça voulait aussi dire : bon, content de t’avoir croisé, vraiment, mais là, je dois filer hein. Aaron ramassa son sac, serra les dents en entendant le tintement joyeux de son contenu délicat, et reporta son attention à son trajet. Il était presque à l’intersection, la planque ne devait être qu’à quelques minutes de là, s’il faisait vite. Son regard se posa alors sur Zooey, silencieuse, un peu à l’écart. La jeune fille semblait bien plus effacée et maussade que la dernière fois, et le gallois eut un pincement au cœur en le réalisant. Il avait envie de fuir, parce qu’il savait qu’elle représentait trop de choses dangereuses pour qu’il puisse se permettre de s’entretenir longuement avec elle, mais la laisser en plan, dans une situation pareille, avec sa mine triste, ça se faisait pas vraiment. Plus, ça lui faisait de la peine, à lui. « Tu veux venir ? Ya un abri pas loin, tu vas geler avant de rejoindre le village sinon. » Bon, ça l’engageait à rien. Une fois la pluie finie, elle allait surement partir de son coté, parce qu’il ne fallait pas oublier après tout, qu’elle ne le portait pas vraiment dans son cœur, de ce qu’il avait pu en voir avant cette soirée. Et ils n’étaient pas non plus devenus de grands potes, en fait, vu qu’ils ne se voyaient pas, grâce à ses nombreux efforts.

Les deux jeunes sorciers ne tardèrent pas à arriver au niveau d’une ville grange, ouverte, au milieu de champs. Arrivé devant l’entrée, Aaron sauta à l’intérieur à pieds joints, poussa un cri de joie. Il s’effondra juste après dans un tas de paille, feignant caricaturalement une crise cardiaque. La paille était sèche et chaude, et il la laissa l’envelopper un petit moment, s’employant à ne pas bouger d’un cil. Puis, ressortant de son tas de paille, le vert et agent s’assit, les jambes tendues devant lui. « Bon alors, quoi de neuf ? Une jolie fille comme toi a surement fait des tas de choses palpitantes ces dernières semaines, non ? Genre… draguer le monstre du lac ? » Ouais, elle était jolie. Oui, il le disait. On ne perdait pas ses habitudes, comme ça, quand on avait l’habitude de draguer tous ces jolis minois qui peuplaient le château. Et puis, si elle ne se fermait pas comme une huître, il aurait peut-être moyen de savoir ce qui la rongeait autant (il fallait que ce soit grave pour que ce soit aussi visible, surement). Et Aaron était curieux. Une curiosité inappropriée et un poil dangereuse, mais les risques étaient déjà pris. Il espérait juste qu’elle ne reste pas silencieuse.
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L. Zooey O'Callaghan
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— MIROIR DU RISÉD : Sur la surface plane du miroir, Zooey a un large sourire. Elle est entourée de son père et de sa soeur, qui lui renvoient tout deux son sourire réjouit. Il n'y a rien de particulier dans cette image; juste une famille apaisée et contente d'être ensemble. Chose que Zooey semble convoiter plus que tout au monde.

MessageSujet: Re: Entre affaires et averses - PV Zooey   Sam 19 Juil - 19:09


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D’un côté j’étais ravie de voir Aaron aujourd’hui. Ou plus précisément de pouvoir parler avec lui car ce n’était pas au sein de Poudlard que nous pouvions échanger librement. Comprenez ; j’étais une Poufsouffle de sang-mêlée et lui était un Serpentard sans défauts ni reproches … Il ne pouvait décemment pas être vu en ma compagnie, sa réputation en prendrait certainement un coup. Et même si je songeais à cela avec une pointe d’amertume, je comprenais le point de vue du jeune homme. Après tout si nos rôles étaient inversés je ne pouvais garantir que j’agirais différemment. Mais j’étais tout de même contente de le voir. Il avait l’air en assez bonne forme, chose que je n’avais pu voir dans les couloirs de l’école de sorcellerie ; nous ne faisions que nous croiser et nous nous ignorions mutuellement. Nous n’échangions plus nos joutes verbales habituelles, nous ne nous chamaillions plus. Nous nous contentions de faire comme si l’autre n’existait pas, ce qui était vraiment un mieux quand on savait ce qu’était notre relation auparavant. Ce n’était pas encore ça, selon moi, mais nous étions parvenu à une certaine stabilité et je n’avais pas la force ni l’envie de critiquer notre situation. Il y avait eu pire … Et qui sait, peut-être qu’avec le temps notre relation s’améliorerait … ? Je ne pouvais m’empêcher d’espérer. Espérer quoi exactement ? Je l’ignorais, mais j’espérais.
Mais d’un autre côté, je ne pouvais m’empêcher d’être agacée à l’idée de voir le blond. Cela ne faisait pas bien longtemps que nous nous ‘’fréquentions’’ – si c’était là un terme que je pouvais utiliser présentement – et il avait déjà pris de la place dans ma vie. Beaucoup trop de place si vous vouliez mon avis ; si j’avais mal dormi cette nuit c’était à cause de lui. Je ne pouvais m’empêcher de me poser des questions au sujet de la relation que j’entretenais avec lui. Des sentiments que j’éprouvais pour lui. Car pour tout vous dire, notre relation était quasi inexistante. Enfin … Je ne savais trop sur quel pied danser avec lui, je ne savais trop comment faire pour … pour … pour je ne savais trop quoi. Pour me débarrasser de mes angoisses à son sujet, certainement. Pour me défaire de ces sentiments que je ne comprenais. Pour prendre du recul par rapport à lui. Pour arrêter de me prendre de la tête. Je voulais retrouver mon sommeil et dormir comme avant.

Je sortis de mes pensées lorsque la voix familière d’Aaron parvint à mes oreilles, m’indiquant que notre bousculade ne l’avait pas perturbé plus que cela et plaisantant légèrement sur l’arrivée prochaine de la pluie. Ah oui … Lui non plus n’avait pas l’intention de se laisser surprendre par l’averse. Je levai instinctivement vers le ciel, grimaçant, et pus voir que notre temps était compté. Je lui adressai un sourire un peu tendu, m’attendant à ce qu’il me renvoie quelque peu, poursuivant sa route. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’il me proposa de l’accompagner sous un abri qui se trouvait non loin de là. J’hésitai un moment avant de lui répondre ; peut-être devrais-je refuser avant de trop m’attacher à lui et de me blesser… Mais depuis quand étais-je une fille raisonnable ?
« Pourquoi pas ? Je te laisse ouvrir la marche, j’sais pas où est l’abri dont tu parles ! »
Je le suivis donc, à quelques centimètres derrière lui, jusqu’à une petite grange désertée. Le jeune homme ne tarda pas à faire tout un cirque en entrant, exprimant sa joie d’être au sec à l’aide d’un grand cri. Je secouai légèrement la tête comme si j’avais affaire à un enfant de cinq ans alors qu’il s’effondrait dans la paille, faisant mine d’être frappé par un mal que lui seul connaissait. Un léger sourire étira le coin de mes lèvres alors que je m’approchais de lui, me saisissant d’une poignée de pailles et lui lançant dans les cheveux. Je le regardai se redresser, alors que je me laissai tomber à côté de lui, ma chute étant fort bien amortie par la paille qui se trouvait en dessous de moi. Il me demanda alors ce que j’avais de neuf et beau à raconter, glissant avec une pointe d’humour qu’une jolie fille comme moi devait avoir des choses à raconter. Je ne pus m’empêcher de rire un peu plus sèchement que ce que j’aurais voulu.
« Moi ?! Une jolie fille ?! Ne m’aurais-tu pas confondu avec Oprah dis-moi ? »
Ce n’était pas que je n’avais pas confiance en moi mais aujourd’hui je n’étais d’humeur pour rien. Je n’avais pas envie de faire quoique ce soit pour … pour je ne savais pas quoi. Je n’avais envie de rien aujourd’hui, tout simplement. Enfin. Je me retournai de façon à me retrouver sur le dos, allongée sur la paille.
« Et laisse mon monstre du lac chéri en dehors de cette conversation je te prie, il n’a rien demandé à personne. commençai-je pour faire une tentative d’humour, dans l’espoir qu’il ne remarque pas trop mon humeur morose. Mais si tu veux tout savoir, la chose la plus palpitante qui me soit arrivée ces dernières semaines et l’augmentation de mes notes pour le cours de Potions. Je sais pas comment ça se fait, si ça se trouve Rogue est enfin de bonne humeur … ? Et toi ? »
J’espérais que cela suffirait pour détourner l’attention de ma petite personne, n’ayant pas vraiment envie de parler de ce qui me tracassait. Et surtout pas lorsque le centre de tous mes tracas était juste à quelques centimètres de moi.

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MessageSujet: Re: Entre affaires et averses - PV Zooey   Lun 21 Juil - 6:08

Zooey s’assit à côté de lui avec une légèreté dont seules les femmes avaient le secret. Lui, assit les jambes étendues devant lui, adoptait une posture enfantine, comme s’il avait soudainement envie de régresser un peu, d’oublier tout le sérieux de Poudlard et des études, la gravité des mines qui lisaient une Gazette des Sorciers tremblotante. C’était un peu comme si le monde devenait de plus en plus sombre chaque jour, et que le gallois avait besoin de certains lieus pour réfuter cela, pour se créer une bulle passagère, le temps d’une après-midi, le temps de reprendre son souffle. C’était un peu comme si cette grange, sa planque, était une partie lumineuse de lui-même, propice à se couper du monde. Etrange qu’il ne soit pas venu à cet endroit dans ce but, initialement. Etrange également qu’il ait proposé à la sœur d’Oprah de l’accompagner, apportant de fait une présence étrangère dans la bulle qu’il se créait à cet instant.

Aaron décida de taquiner Zooey, cherchant à la faire sortir un peu de son morne silence, et profita de ce moment d’inattention pour enfouir – le plus discrètement possible – sa cargaison sous une butte de paille. Voilààà. Ceci étant fait, il pouvait porter une attention plus légère au comportement étrange de la Poufsouffle. « Moi ?! Une jolie fille ?! Ne m’aurais-tu pas confondu avec Oprah dis-moi ? ». Aaron sentit le rouge lui monter aux joues et eut un sourire en coin, déstabilisé par cette répartie piquante. Il ne s’était clairement pas attendu à ça. Zooey continua sur sa lancée avant qu’il n’ait le temps de disparaître sous terre. Elle lui demanda de laisser le monstre du lac en dehors de tout ça, et enchaîna sur… Rogue, et les cours de potion. Aaron haussa les sourcils, interloqué. Il lui demandait ce qu’elle avait fait au cours de ces dernières semaines, et elle lui parlait de Rogue ? Un petit « Et toi ? » le fit sourire, comme s’il avait posé la question pour étaler sa vie passionnante et qu’elle lui posait la question par politesse.

Le jeune sorcier resta silencieux un moment, dévisageant tantôt la jaune et noire, puis détournant le regard pour éviter un malaise mutuel. Il ne savait pas par quel bout aborder la chose, un peu comme si on lui avait donné un sac de nœuds en lui demandant de le défaire, sans rien couper. Il n’avait pas envie de laisser aucun de ses propos planer dans le vide, sentant que chacun méritait de s’y attarder. Seulement, il ne savait pas comment s’y prendre. Et sentait une ou deux pentes glissantes. Finalement, Aaron se laissa retomber en arrière, la massive charpente s’enchevêtrant comme ciel à contempler. Il lui semblait plus facile de parler quand on fixait quelque chose d’insignifiant parfois. Il laissa la pluie battre son rythme encore une minute, puis se jeta à l’eau.  

« Depuis quand l’humeur de Rogue est palpitante ? Même de super bonne humeur, il ne donnerait pas de meilleures notes pour autant, tu le sais bien, non ? J’veux dire, ça fait  sept ans qu’on le connait, il fait jamais ça. Alors j’imagine que tu as passé ces dernières semaines à bosser les potions tout ton temps libre, c’est ça ? Ca expliquerait bien tes choses, à commencer par ta mine. » Aaron eut un petit sourire. Ils savaient tous deux qu’elle n’avait pas passé son temps à bosser les potions. Le jeune homme était même prêt à parier qu’il s’agissait d’une des matières qui lui plaisaient le moins. « A moins que tu ne passes vraiment ton temps avec ton monstre du lac chéri ? Mais si c’est le cas, je te suggère de le quitter, juste comme ça, parce qu’il ne te réussit pas plus que Roguichou. » Aaron sentait la colère monter en lui, une colère qu’il ne comprenait pas, mais c’était comme si il avait envie de s’en prendre à elle, de la forcer à regarder son allure de chien battu, de lui crier qu’elle valait mieux. Il lui en voulait d’être là, de l’avoir suivi, il lui en voulait de se comporter ainsi, de véhiculer par sa simple présence tant de choses contradictoires qu’il ne parvenait même plus à faire une tirade de A à Z qui ait un sens, qui soit propre, lisse, d’une même émotion tout du long. Sa voix se muait peu à peu en quelque chose de froidement agressif, quelque chose qui ne lui plaisait pas mais qui lui échappait de plus en plus à chaque mot. « Tu vois, quand on s’engueulait, je t’estimais parce que tu faisais preuve de franchise, parce que tu disais ce que tu pensais. Tu me traitais peut-être de connard mais tu le pensais. Qu’est-ce que tu penses aujourd’hui ? Aucune idée. Aucune idée bordel ! Et quand tu te comportes comme ça, tu ressembles plus à ta sœur que je le pensais. » Il s’était redressé à présent, et toisait Zooey dans les yeux, une lueur de défi hargneux au regard. « Alors oui, Oprah, parlons-en ! Jolie fille s’il en est, je le reconnais, mais elle n’a pas le monopole, je me trompe ? Alors pourquoi tu me balances ça à la tronche ? Franchement, tu croyais que j’allais faire quoi ? » Le souffle court, Aaron se tût. Son cœur s’était emballé, ses bras tremblaient, ses jambes le tiraient. Il replia lentement les genoux à son torse, formant sans y penser une posture de repli, à la hérisson. Dehors, la pluie tombait avec de plus en plus d’entrain. Une tempête allait arriver, pour sûr.
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L. Zooey O'Callaghan
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— PROFESSION : Etudiante en septième année à Poudlard
— ÂGE DU PERSO : Dix-sept printemps
— AMOUREUSEMENT : Libre comme l'air.
— SON CAMP : Zooey semble naïve, mais elle a un avis très posé sur la question; elle ne désire que la tranquillité afin de pouvoir poursuivre ses études dans les meilleurs conditions et de pouvoir profiter de sa famille paisiblement.
— TYPE DE BAGUETTE : 27,5 cm, en bois de saule, la baguette de Zooey est d'une souplesse très agréable. Elle contient un crin de licorne qui la rend parfaite pour les sortilèges de défense.
— MAISON : Poufsouffle, maison de la loyauté, ayant pour emblème le blaireau.
— STATUT DE SANG : Zooey est issue de l'union d'une moldue et d'un sorcier.
— PATRONUS : Le patronus de Zooey ressemble étrangement à un ragondin.
— AMORTENTIA : L'odeur du feu qui brûle dans l'âtre, le parfum du chocolat chaud fraîchement servit dont seul son père à la recette mélangé à celui de l'herbe fraîchement coupée.
— MIROIR DU RISÉD : Sur la surface plane du miroir, Zooey a un large sourire. Elle est entourée de son père et de sa soeur, qui lui renvoient tout deux son sourire réjouit. Il n'y a rien de particulier dans cette image; juste une famille apaisée et contente d'être ensemble. Chose que Zooey semble convoiter plus que tout au monde.

MessageSujet: Re: Entre affaires et averses - PV Zooey   Mar 22 Juil - 12:08


ENTRE AFFAIRES ET AVERSES
Give me love like her 'cos lately I’ve been waking up alone. Paint splattered teardrops on my shirt, told you I’d let them go and that I’ll fight my corner. Maybe tonight I’ll call ya after my blood turns into alcohol, no I just wanna hold ya.

Le temps semblait parfaitement refléter mon humeur ; sombre et lourde. Allongée sur la paille, j’avais les yeux ouverts mais je ne semblais pas voir ce qui se passait autour de moi. Je sentais pourtant Aaron à côté de moi, les brins de paille qui se glissaient dans mes cheveux et qui allaient probablement y restés lorsque je me redresserai. J’étais molle, je le savais, mais je n’avais pas envie de faire quoique ce soit. Je n’avais pas envie de changer la façon dont je me comportais aujourd’hui. J’avais bien le droit d’avoir un jour ‘’sans’’ comme qui dirait. Ce n’était pas dans ma nature d’être aussi passive, aussi déprimée cependant j’avais le droit de me laisser aller de temps en temps aussi. Je n’avais pas besoin de faire tout le temps mine que tout allait bien, que je n’avais pas le moindre problème dans ma vie. Non. Sous m es airs joviaux et souriants, j’étais comme tout le monde. J’avais aussi le droit de me sentir un peu … un peu moins que d’habitude. Je n’avais guère l’obligation de maintenir une quelconque façade pour maintenir les apparences. Je n’étais qu’une sang-mêlé après tout, personne ne se souciait de moi, et j’étais à Poufsouffle, pas la maison la plus importante ou la plus réputée du Château. M’enfin, ce n’était pas comme si mon statut ou ma maison importait vraiment dans le fond. J’étais déprimée point barre.
Enfin Aaron ne semblait pas être de cet avis-là. Après avoir répondu à sa question –celle qui concernait ma vie palpitante de ces dernières semaines – un lourd silence s’installa entre nous. Et là, je pus aisément sentir que la conversation allait rapidement se dégrader et je ne pus m’empêcher de me mordre l’intérieur des joues. Qu’avais-je encore dit ou fait de travers à ses yeux ? Qu’avais-je fait qui n’était pas suffisant ? Je sentis une vague d’agacement, de colère m’envahir alors que je songeais à cela. Il avait la vie plus ou moins facile, lui. Enfin, je ne me plaignais pas non plus, je n’étais pas malheureuse non plus, mais je sentais la leçon de morale qui approchait. Je n’avais pas envie de l’entendre. Surtout pas venant de sa part. Il n’était pas le mieux placé pour ça. Je n’avais pas envie de l’entendre essayer de me faire voir le bon côté des choses alors que je n’avais pas envie de les voir. Pour une seule et unique journée, j’estimais que j’avais le droit de me laisser aller. Juste un petit moment, demain tout rentrerait dans l’ordre.

Toutefois, à ma plus grande surprise, lorsque le jeune Lannon prit la parole ce ne fut pas pour me remette à ma place. Ou tout du moins pas immédiatement. Il commenta vaguement ma remarque quant à l’humeur de Rogue et je dus bien avouer qu’il avait raison sur ce coup-là ; personne ne se souciait de l’humeur de cette sombre personne. Il était tout le temps de mauvaise humeur de toute façon. Cependant je n’avais pu m’empêcher de lui faire remarquer que j’avais fait des progrès durant cette dernière semaine ; ma moyenne dans la matière qu’il enseignait avait augmenté sans que j’aie beaucoup de choses à faire. Je n’avais même pas eu à ouvrir plus mes livres que d’habitude. Que demandait le peuple, au fond ? Il me fit aussi remarquer que j’avais mauvaise mine. Je levai les yeux au ciel, l’air blasée. Oui, je m’étais vue ce matin dans le miroir, merci bien Aaron. Je savais que j’avais des cernes assez voyantes sous les yeux, que j’étais un peu plus pâle que d’habitude. Je soupirai. Et bam. Il n’en fallut pas plus au blondinet pour enchaîner sur le monstre du lac et Roguichou. Je fronçai les sourcils cependant en décelant une note d’amertume dans ses paroles. J’ouvris la bouche pour lui répondre, pour me défendre mais je n’en eus pas l’occasion. Il enchainait déjà, cette fois-ci un peu plus violent dans ses propos. Il se faisait plus froid, plus agressif … Et je ne pouvais pas tolérer cela. Vraiment pas.

Je me redressai brusquement, l’air furieuse, et fixai d’un œil sombre le jeune homme qui s’était étendu sur la paille. Je serrai les dents dans l’espoir de retenir ma colère au lieu de perdre les pédales comme Aaron. Il m’accusait de ne pas être assez franche à présent et il n’hésitait pas à mêler ma sœur à tout cela. Trop. C’en était trop. Il s’était redressé à présent et nous nous regardions droit dans les yeux.
« Oh, arrête s’te plaît. Oprah n’a rien à voir avec tout ça, okay ? J’te balance quoi à la tronche ? J’attends rien de toi, tu sais ! J’attends absolument rien de personne et surtout pas toi. Tu te donnes trop d’importance. Tu crois que je te dois quelque chose, alors que je te dois rien. Tu veux que je te dise quoi franchement ? Tu veux que je fasse quoi ? Putain. Je marquai une courte pause avant de reprendre. Tu me fatigues, franchement. Tu me fatigues vraiment … »
Je soupirai, avant de me concentrer sur autre chose. Comme le bruit de la pluie dehors. Elle se faisait de plus en plus forte, signe qu’elle allait probablement tarder. Mince. Impossible de battre en retrait donc.

Bloody Storm

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Aaron A. Lannon

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MessageSujet: Re: Entre affaires et averses - PV Zooey   Mer 23 Juil - 11:35

Aaron tremblait d’une colère inexplicable, d’une indicible rancœur, comme si Zooey était responsable de tout ça. La pluie, dehors, déferlait comme jamais, à en croire qu’elles s’ajustaient à l’ambiance, un peu comme dans les histoires qu’on raconte aux enfants, ou trop souvent, aux adultes. Absurde. Il n’aurait pas pu expliquer, comme ça, à chaud, ce qui l’avait saisi à la gorge pour qu’il s’emporte ainsi, mais sa conscience, qui n’était jamais bonne conseillère, lui murmurait qu’il aurait mieux fait de se taire. De parler de choses plaisantes, même inutiles, plutôt que de s’en prendre à Zooey comme ça, sans d’autres raisons que sa mine et son humeur maussade. Mais c’était fait. Bon, et puis c’était pas non plus comme si se prendre la tête avec une Poufsouffle allait l’empêcher de dormir quand même !

Zooey, furieuse, s’était redressé elle aussi, et son regard assassin en disait long sur la suite des évènements. Elle se lança alors dans une tirade agressive, mais bien plus défensive qu’autre chose, lui intimant, en deux mots, de lui foutre la paix et de se mêler plutôt de ses affaires. Un phrase, cependant, raisonnait avec un écho tout particulier dans sa tête : « J’attends absolument rien de personne et surtout pas toi. Tu te donnes trop d’importance ». Aaron serra les dents, tentant de ne pas attaquer à nouveau. Il se sentait blessé par cette phrase, comme si le fait qu’une personne aussi peu importante que Zooey le rejette de la sorte le faisait se sentir moins que rien. Non, il se sentait surtout mal en réalité, mais sa fierté refusait de l’admettre, de risquer de chercher une raison. Alors, l’excuse de la sang-mêlée de Poufsouffle était bien pratique. Déshonorante, mais pratique.

Le Serpentard voulut se confronter une fois de plus au regard de la sorcière, mais elle avait détourné les yeux et semblait bien plus absorbée par les grosses flaques d’eau que par sa présence. Il haussa les épaules et enfouit sa tête dans ses bras croisés. Il aurait voulu s’en prendre à elle, lui dire qu’elle n’avait jamais été et ne serait jamais non quelqu’un d’importance, à ses yeux comme aux yeux de la société, qu’il regrettait de l’avoir amenée ici et qu’il lui souhaitait bien tout le malheur du monde. Il s’était déjà montré vulnérable à cette fille, et le faisait une deuxième fois-là, enfouit dans sa bulle, se refusant à nouveau toute manœuvre, au moins le temps que les tremblements cessent.

« Je ne suis que du menu fretin, c’est ça ? ». Il relava la tête, un sourire amer se dessinant sur ses lèvres pincées. « Tu sais quoi ? T’as bien raison. N’attend jamais rien des autres, on est jamais mieux servi que par soi-même. Et moi qui pensais… » Il s’arrêta dans sa phrase, hésitant à aller plus loin, passant une main hésitante dans ses cheveux. Allez, tant qu’à y aller, autant y aller. « Et moi qui pensais que je t’évitais à Poudlard. En fait c’est toi qui m’évitais, parce qu’en fait, t’en as juste rien à foutre. Si tu es venue, là, c’est juste parce que c’était le plus court chemin pour éviter la pluie, c’est ça ? Et là, tu attends juste patiemment que la pluie cesse pour m’envoyer au diable et détaler ? Tu m’étonnes que tu sois à Poufsouffle, à te terrer comme ça. » Ouais bon, pour éviter toute attaque, c’était râpé. « Et c’est surement aussi bien comme ça, en fait. T’as raison, Zooey. »

Enervé, ne tenant plus en place, Aaron se leva d’un bond, les muscles tendus. Il était tenté d’aller courir un peu sous la pluie pour se défouler, mais l’optique de finir couvert de boue le retint, brièvement. Il se précipita vers un coin de la grange, prit appui sur une mangeoire et se hissa d’un bond à une poutre. Une poutre sale. Ouais. Mais il était bien mieux comme ça, dans son coin, en altitude. La vision des choses était toujours plus claire en hauteur, avec de la distance.
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L. Zooey O'Callaghan
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— STATUT DE SANG : Zooey est issue de l'union d'une moldue et d'un sorcier.
— PATRONUS : Le patronus de Zooey ressemble étrangement à un ragondin.
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— MIROIR DU RISÉD : Sur la surface plane du miroir, Zooey a un large sourire. Elle est entourée de son père et de sa soeur, qui lui renvoient tout deux son sourire réjouit. Il n'y a rien de particulier dans cette image; juste une famille apaisée et contente d'être ensemble. Chose que Zooey semble convoiter plus que tout au monde.

MessageSujet: Re: Entre affaires et averses - PV Zooey   Ven 8 Aoû - 10:33


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Il ne comprenait pas. Il ne voulait pas comprendre. Et cela me plongeait dans une couleur intense, dans un état de détresse profonde. Dès que ça n’allait pas, il me comparait à Oprah et autant je pouvais adorer ma sœur, je ne supportais pas que l’on fasse l’amalgame entre elle et moi. Nous partagions peut-être la même date d’anniversaire et certaines caractéristiques physiques, cependant nous étions deux personnes bien distinctes. Je n’étais pas Oprah, j’étais Zooey. Lisbeth Zooey O’Callaghan, c’était le patronyme que mes parents avaient choisis pour moi. Je n’étais pas Oprah, j’étais moi-même. Et le fait qu’Aaron puisse me comparer à elle me déstabilisait au plus haut point. Etions-nous semblables à ce point ? Etait-il si difficile de faire la différence entre nos deux personnes ? Quelque chose en moi se brisa, à l’endroit où mon cœur se trouvait. Je savais que c’était une conception métaphorique, que tout ce que nous ressentions n’était que le résultat de stimuli nerveux, cadeau de notre cerveau. Cependant cela n’ôtait rien à la dureté du sentiment que je ressentais. Je ressentais soudainement le besoin de le blesser autant qu’il me blessait. J’avais besoin de le voir presque à genoux, de le voir dans un état de souffrance, voire de détresse, semblable au mien. Mais je n’y parviendrais pas, je le savais ; j’étais déjà bien trop attachée au personnage arrogant qu’était Aaron. Au point que je ne pouvais vraiment lui en vouloir.
Toutefois cela ne m’empêchait pas d’être en colère contre lui. J’avais la haine oui, j’avais la rage qu’il retourne mes mots de cette façon contre moi. Je n’avais fait qu’émettre une réalité, certes triste, mais réalité tout de même. Et je ne savais pas vraiment pourquoi, mais cela semblait l’avoir mis hors de lui, il semblait avoir mal interprété le véritable sens de mes paroles. Le blond croyait que tout tournait autour de lui, que je ne faisais que l’utiliser. Oh, il ne savait pas à quel point il se trompait, il ne savait pas à quel point je pouvais l’apprécier, même aveuglée par ma colère. Je pouvais voir son air pincé alors qu’il me crachait ses mots au visage. Debout, je le regardai tristement alors que les larmes me montaient aux yeux, aussi frustrée que rageuse.
« T’es vraiment qu’un connard hein. Je pris une grand inspiration avant de continuer sur un ton qui se voulait plus calme et posé. Tu crois que je t’évite ? Et t’as peut-être pas tort dans le fond. Et tu sais pourquoi ? Parce que t’es vraiment un enfoiré qui voit pas plus long que le bout de son nez. Tu sais pas ce qui se passe dans ma tête, tu sais pas ce que je ressens alors réfléchir avant de l’ouvrir. Je t’évite parce que c’est ce qu’il y a de mieux à faire ; j’pense m’être déjà un peu trop attachée à toi, qui ne vois pas plus loin que le bout de ton nez. J’ai suffisamment de problèmes comme ça, alors si tu dois en rajouter … Laisse tomber, autant creuser ma propre tombe. »

Je m’interrompis soudainement, prenant conscience de ce que je venais de dire. Les larmes coulaient sur mes joues alors que ces dernières se coloraient intensément. Je me tournais alors vers la porte. Peut-être que je devrais m’en aller …

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Aaron A. Lannon

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MessageSujet: Re: Entre affaires et averses - PV Zooey   Jeu 14 Aoû - 9:00

Les rafales de pluie se faisaient de plus en plus violentes, marquant peu à peu le paysage comme un brouillard d’hiver, et ses impacts sur la taule froissée faisaient de plus en plus de bruit, comme un bruit de fond, quelque chose qui emplit peu à peu une pièce, prend tout l’espace, devient accepté et naturel. Perché sur sa poutre, Aaron sentait le sang affluer violement à sa tempe, battant la mesure de ce concert inattendu. Sa soudaine prise de distance visait à le protéger de la Poufsouffle, du mal qu’elle pouvait lui faire, mais il ne se sentait pas mieux ainsi en réalité. L’amertume lui arrachait la gorge, ses lèvres, sèches, tremblaient de colère, et ses yeux froids laissaient deviner une profondeur d’émotions complexes bien enfouies, mais présentes.
 
« T’es vraiment qu’un connard. » La sentence tomba, lourde, sèche. Le jeune homme sentit sa respiration se couper un instant, ses muscles se tendre, jusqu’à ce qu’il libère la pression, lentement. Depuis ses débuts à Poudlard, beaucoup de personnes l’avaient traité de la sorte, chose qui lui arrachait la plupart du temps un sourire, au pire des cas une grimace. Il n’était pas du genre à y aller par quatre chemins quand il avait quelque chose à dire, que cela plaise ou non, et Zooey ne faisait pas exception à la règle. Il se sentait blessé que la jeune fille le traite de la sorte, le mette à l’écart, l’insulte, mais se refusait bien de le faire comprendre, question de principe. « Bienvenue au club alors », répondit-il avec une douceur qui l’étonna. C’est là que tout bascula. Non, en fait, c’est un peu après, quand la demoiselle se lança dans une réponse endolorie, et déclara, plongée dans sa tirade tragique, qu’elle évitait Aaron parce qu’elle s’était déjà attachée à lui, et qu’elle ne voulait pas ajouter un boulet de plus à ses soucis quotidiens. Le jeune sorcier eut un temps d’arrêt, le temps d’essayer de réaliser ce qu’elle venait de dire.
 
Un : Zooey O’Callaghan admettait l’éviter. Lui qui, jusqu’à présent, était certain d’être celui qui menait le jeu en évitant de croiser la Poufsouffle, voilà qu’elle lui balançait qu’elle réagissait comme lui, qu’elle pensait que c’était le mieux. Bon, effectivement, si aucun des deux n’avait envie de se retrouver seul face à l’autre, ça expliquait leur réussite mémorable jusqu’à ce jour, et rendait leur escapade du jour encore plus ironique. En fait, c’était surtout la seconde partie du message qui avait choqué le Serpentard, qui sentait son cœur s’emballer à tout rompre, comme sur un violent coup de tête. Il avait eu l’impression, désagréable et étrange, que la jaune et noire parlait à sa place, exprimait soudainement un pan de sa vie qu’il se refusait d’admettre : elle l’évitait pour éviter de souffrir. Il l’évitait parce qu’il ne pouvait pas en être autrement. Et pourtant, balancé comme ça, ça lui prenait les tripes.
 
Zooey tournait déjà les talons, se dirigeant vers la porte, étouffant d’irrépressibles sanglots. Aaron la regarda de loin, complètement pris au dépourvu. Sa tête et ses muscles ne voulaient plus se mettre d’accord sur rien, et il n’arrivait pas à avoir une pensée claire, débordé par de violentes vagues de stress. Ses volontés et envies étaient contradictoires, chose commune pour le héros dans de nombreuses histoires, sauf qu’eux, eh bah ils arrivaient à se débloquer, et ils faisaient tous des tirades remarquables, admirables. Il ne s’en sentait pas capable. Mais Zooey était en train de partir, avec lenteur, malgré les rafales de pluie, malgré le fait qu’elle avait toutes les chances de se perdre là, dehors, sous un temps pareil. Mais ça n’avait pas d’importance, elle fuyait, rompait avec cette atmosphère lourde, étouffante, insupportable, et franchement, elle avait bien raison.
 
Aaron sauta dans la paille et roula difficilement jusqu’au sol froid. Il se redressa aussitôt, équilibre instable, et chercha Zooey du regard, qu’il trouva au pas de la porte, immobile. Le jeune homme s’avança lentement, mal à l’aise, les yeux fixés sur les joues humides d’une sorcière qui semblait avoir tout aussi envie de disparaître sous le sol que lui. « Pars pas Zooey, tu vas être trempée », marmonna-t-il, la gorge sèche. C’était tout ce qu’il avait à dire ? Non. C’était tout ce qu’il arrivait à dire. « Pars pas », répéta-t-il avec lenteur. Puis, trois mots, douloureux : « Je suis désolé ».
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